Dernière mise à jour : juin 2018 

Les traitements contre le cancer occasionnent souvent des effets secondaires, qui se manifestent sous forme de symptômes, de malaises ou d’inconforts physiques, et même d’inconforts psychologiques. Généralement passagers, ils varient en fonction du traitement reçu et de la sensibilité particulière à chaque personne.

​Ils peuvent laisser croire à une aggravation de la maladie, mais il faut savoir que c’est rarement le cas. Cependant, il est important de connaître des façons efficaces pour gérer ces problèmes. Être au fait que ces effets secondaires sont courants et que l’on peut intervenir pour les atténuer permet d’apaiser les inquiétudes et de favoriser une meilleure qualité de vie pendant les traitements.

Les effets secondaires décrits ci-après sont les plus fréquemment observés en oncologie. Pour chacun d’entre eux, il y a une description pour aider à les reconnaître ainsi que des conseils utiles afin de gérer le mieux possible l’inconfort ressenti. De plus, étant donné que certains de ces effets – parfois intenses – demandent une attention professionnelle, il y a également de l’information indiquant à quel moment il faut les mentionner à l’équipe de traitement.

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Certaines personnes ressentent des symptômes d’anxiété et de dépression pendant les traitements. Cela peut être causé par le bouleversement des activités quotidiennes, la fatigue ou les sentiments liés à la maladie.
  • Anxiété : réaction émotive ou physiologique, allant d’une réaction normale à un dysfonctionnement extrême, à des événements connus ou inconnus. Elle peut affecter la prise de décision, le respect du traitement, le fonctionnement ou la qualité de vie.
  • Dépression : gamme de sentiments et d’émotions allant d’une tristesse normale à chronique.

Situations de vie qui augmentent le risque d’anxiété et de dépression

  • Avoir des soucis financiers.
  • Avoir des antécédents de trouble de l’anxiété ou de dépression.
  • Vivre seul.
  • Être isolé socialement.
  • Être âgé de moins de 30 ans.
  • Être une femme.
  • Être en attente de résultats d’examens.
  • Vivre un sevrage (tabac, alcool, drogue).
  • Avoir des enfants à charge.
  • Vivre avec une maladie avancée ou récurrente.
  • Ne pas faire d’activités physiques.

Symptômes qui augmentent le risque d’anxiété et de dépression

  • Fatigue.
  • Douleur.
  • Trouble du sommeil.
  • Essoufflement.

Signes et symptômes d’anxiété

  • Épisodes de peur subite, de malaise ou d’inquiétude intense avec ou sans attaques de panique.
  • Difficulté ou incapacité à accomplir les activités quotidiennes.
  • Trouble du sommeil.

Signes et symptômes de dépression

  • Sentiment de fatigue et d’épuisement.
  • Difficulté ou incapacité à accomplir ses activités quotidiennes.
  • Perte d’intérêt pour les activités appréciées habituellement.
  • Perte d’appétit.
  • Sentiment d’impuissance.
  • Idées noires ou suicidaires.
  • Présence depuis deux semaines ou plus :
    • D’un état dépressif ou d’une perte de plaisir;
    • D’un sentiment d’inutilité;
    • D’un sommeil insuffisant ou excessif;
    • D’un sentiment de culpabilité;
    • D’une incapacité à réfléchir ou à se concentrer;
    • D’une prise ou d’une perte de poids

Conseils utiles : anxiété et dépression

  • Utiliser les stratégies d’adaptation qui se sont montrées efficaces pour surmonter des difficultés antérieures.
  • Exprimer les inquiétudes ou les préoccupations aux proches ou à un professionnel de l’équipe de soins.
  • Chercher les ressources et les services qui peuvent aider en consultant l’équipe de soins, les associations communautaires et les services d’information et d’écoute.
  • Se montrer ouvert au soutien offert par les proches : aide à la maison, accompagnement aux rendez-vous, gardiennage, etc.
  • Participer à un groupe d’entraide.
  • Faire de l’exercice physique modéré, tel que la marche.
  • Participer à des activités favorisant la gestion de l’anxiété (ex. : relaxation, yoga, visualisation, écoute de musique, lectures adaptées, techniques de respiration ou massothérapie).
  • Obtenir un soutien professionnel en rencontrant le travailleur social ou le psychologue de l’équipe de soins.

Conseils utiles : dépression

  • Consulter sans attendre un médecin de famille ou un professionnel de l’équipe de soins ou se rendre à l’urgence si les conseils utiles sont inefficaces et si les symptômes perdurent, augmentent ou s’accompagnent d’idées noires ou suicidaires.
  • Utiliser les ressources téléphoniques de soutien psychosocial accessibles jour et nuit, telles que Tel-Aide et le Centre de prévention du suicide.

Ballonnements

Certains aliments peuvent produire des gaz et des ballonnements dans l’estomac ou l’intestin. Les traitements médicaux, le manque d’exercice, la nervosité et les repas pris à la hâte peuvent aussi en être la cause.

Conseils utiles

  • Manger des aliments faciles à digérer et faibles en gras.
  • Manger lentement pour diminuer ces malaises.
  • Diminuer la consommation d’aliments qui fermentent et produisent des gaz au cours de la digestion, comme l’ail, l’oignon, le chou, les légumineuses, les boissons gazeuses, le vin, l’alcool et la gomme à mâcher.
  • Éviter de boire en mangeant et d’utiliser une paille.

Brûlures d’estomac (reflux gastro-oesophagien)

Les brûlures d’estomac donnent une sensation de brûlure dans la partie inférieure de la poitrine, de même qu’un goût acide ou amer dans la gorge et la bouche. Elles sont causées par l’acide de l’estomac qui remonte dans l’œsophage.


Conseils utiles

  • Manger peu, mais souvent.
  • Boire seulement une heure avant ou après les repas.
  • Éviter de s’allonger et de se pencher tout de suite après avoir mangé. La position assise est recommandée.
  • Éviter de consommer des aliments qui irritent la muqueuse ou favorisent le reflux, comme les tomates, les agrumes, le café, les épices fortes, l’alcool, les boissons gazeuses, les aliments riches en matières grasses, le chocolat, le thé et la menthe.
  • Consommer davantage de viandes et de poissons maigres.
  • Prendre du lait et des produits laitiers écrémés ou partiellement écrémés.
  • Ne pas fumer.
  • Éviter de porter des vêtements trop serrés.

Œsophagite

L’œsophagite est une inflammation de la muqueuse qui recouvre l’œsophage, soit la partie du tube digestif reliant la bouche à l’estomac.


Signes et symptômes

  • Absorption difficile de la nourriture solide.
  • Sensation d’une boule dans la gorge, surtout au moment d’avaler.
  • Gêne douloureuse à la déglutition (action d’avaler).
  • Douleur interne aiguë et progressive, brève ou constante, ressentie dans le thorax, à la hauteur du sternum.

Conseils utiles

  • Adopter un régime alimentaire particulièrement riche en protéines et en vitamines pour favoriser la croissance des cellules de la muqueuse de l’œsophage.
  • Demander au médecin de prescrire un antiacide ou un analgésique, au besoin.
  • Consommer des aliments doux et crémeux :​
    • Lait et autres produits laitiers (crème sure, yogourt, fromage cottage, etc.);
    • Sauces;
    • Poudings;
    • Nouilles;
    • Purées;
    • Aliments pour bébé.
La constipation se définit par une réduction de l’évacuation de selles formées dans l’intestin. Elle se caractérise par des selles plus dures et plus difficiles à évacuer.
 
Certains médicaments utilisés en chimiothérapie exercent un effet toxique sur les nerfs, pouvant ainsi ralentir l’activité intestinale et, par conséquent, entraîner la constipation. Dans d’autres cas, la constipation est liée à l’absorption d’analgésiques ou de narcotiques. Par ailleurs, une diète liquide qui dure depuis un certain temps peut occasionner des problèmes de constipation.

Conseils utiles

  • Boire au moins de six à huit verres (de deux à trois litres) d’eau ou d’autres liquides par jour, surtout tièdes ou chauds, à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale.
  • Augmenter graduellement la quantité de fibres dans l’alimentation avec des fruits frais, des légumes crus, du pain complet et des céréales de grains entiers (adéquat uniquement en présence d’une consommation optimale de liquides). Ajouter une ou deux cuillerées à table de son de blé aux céréales, aux jus de fruits, au lait battu, aux plats gratinés, etc.
  • Ajouter des fruits laxatifs à l’alimentation (ex. : pruneaux, dattes ou figues et jus ou nectar de pruneaux).
  • Faire de l’exercice régulièrement.

La constipation grave est douloureuse et inconfortable. Il est suggéré de contacter l’équipe d’oncologie lorsque les situations suivantes se présentent :

  • Abdomen gonflé et dur;
  • Présence de douleurs abdominales graves;
  • Présence de vomissements fécaloïdes;
  • Antécédent récent de chirurgie abdominale;
  • Changement dans les habitudes urinaires;
  • Difficulté à accomplir les activités quotidiennes;
  • Trois jours ou plus sans aller à la selle malgré une médication laxative prise adéquatement.
On a la diarrhée lorsque les selles sont anormalement liquides et fréquentes, comparativement à la moyenne personnelle (plus de quatre à six selles par jour). Les selles sont accompagnées ou non de crampes abdominales.
 
Ce problème peut être causé par la maladie elle-même, par le traitement reçu ou par les médicaments absorbés. La diarrhée, qu’elle soit causée par la chimiothérapie ou la radiothérapie principalement abdominale, est un effet secondaire fréquent.​

Conseils utiles

  • Remplacer temporairement le pain et les produits céréaliers à grains entiers par des produits raffinés (pain blanc, riz blanc).
  • Boire de huit à dix verres (de deux à trois litres) d’eau ou d’autres liquides à la température ambiante, à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale. Compenser la perte d’électrolytes en consommant des aliments tels que des bananes et des pommes de terre, en buvant des boissons sportives, du nectar de pêche et d’abricot ou en prenant une solution orale de réhydratation composée d’une demi-cuillerée à thé de sel et de six cuillerées à thé de sucre dans un litre d’eau.
  • S’alimenter de façon régulière.
  • Privilégier les fruits et les légumes cuits à la vapeur ainsi que le poisson et la volaille.
  • Prendre le temps de bien mastiquer les aliments.
  • Prendre cinq ou six petits repas par jour.
  • Surveiller l’apparition de signes de déshydratation (ex. : étourdissements, soif, sécheresse buccale, diminution des urines).
  • Surveiller l’apparition de fièvre.
  • Noter le nombre et la fréquence des selles diarrhéiques pour en informer l’équipe de soins.
  • Éviter les aliments suivants :​
    • Épices fortes;
    • Fritures;
    • Aliments très sucrés;
    • Aliments qui contiennent beaucoup de pelures, de membranes et de graines;
    • Fruits frais, légumes crus, pains et céréales de grains entiers;
    • Oignon, chou, chou-fleur, chou de Bruxelles, brocoli, ail, noix;
    • Alcool et tabac;
    • Caféine;
    • Boissons glacées;
    • Lait et autres produits laitiers.

Une diarrhée grave peut causer de la déshydratation et affaiblir considérablement une personne. Il est conseillé de contacter l’équipe d’oncologie lorsque les situations suivantes se présentent :

  • Selles liquides six fois ou plus par jour pendant plus de deux jours consécutifs;
  • Présence de sang à l’anus, dans les selles, sur le papier hygiénique ou dans la cuvette;
  • Absence d’urine pendant 24 heures;
  • Présence de signes de déshydratation;
  • Incapacité de boire depuis plus de 24 heures;
  • Fièvre;
  • Perte de poids de deux kilogrammes ou plus;
  • Abdomen gonflé ou douloureux.
La prise de bloqueurs hormonaux peut avoir des répercussions sur le fonctionnement des glandes endocrines et modifier légèrement l’apparence physique. Cependant, ces changements ne compromettront pas le caractère de la femme ou de l’homme et ne remettront pas en question leur identité sexuelle.

Signes et symptômes

  • Chez la femme :​
    • Bouffées de chaleur et des sueurs nocturnes;
    • Modification du cycle menstruel;
    • Sécheresse vaginale et écoulements vaginaux;
    • Léger gain de poids;
    • Risque accru de thrombophlébite (caillots);
    • Augmentation du risque de cancer de l’endomètre (tamoxifène);
    • Douleurs articulaires et risque accru d’ostéoporose.
  • Chez l’homme, l’administration d’anti-androgènes peut être responsable :
    • Troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales);
    • Augmentation du volume des seins ou hypersensibilité des seins;
    • Bouffées de chaleur;
    • Perte du désir sexuel;
    • Perte de la masse musculaire et osseuse;
    • Changements d’humeur;
    • Fatigue.

Conseils utiles

  • Faire de l’exercice physique et entreprendre un régime alimentaire équilibré ou une diète appropriée pour minimiser le plus possible l’altération de la silhouette.
  • Soulager les douleurs articulaires avec des analgésiques simples, tels que l’acétaminophène (Tylenol) ou l’ibuprofène (Advil, Motrin) s’il n’y a pas de contre-indications médicales.
  • Discuter avec le pharmacien de tout nouveau symptôme qui pourrait être associé à la nouvelle médication (au début du traitement particulièrement).
  • Informer l’équipe médicale des effets secondaires ressentis.

Fatigue

La fatigue est un sentiment de lassitude et d’épuisement, accompagné d’une sensation de faiblesse physique et d’un manque d’énergie. D’une ampleur disproportionnée à l’effort déployé, elle ne s’améliore pas avec du repos et interfère avec les activités de la vie quotidienne. Plusieurs personnes ressentent de la fatigue pendant la période de traitement. En fait, « elle touche [de] 70 à 100 % des personnes atteintes d’un cancer. C’est le plus fréquent et le plus perturbant des symptômes qui surviennent pendant le traitement » (NCCN 2005). La fatigue liée au cancer peut avoir plusieurs causes. En voici quelques exemples :
  • L’anémie, qui résulte des effets du cancer ou de son traitement;
  • Un déficit nutritionnel;
  • Les troubles du sommeil;
  • La détresse émotionnelle;
  • La diminution de l’activité;
  • La douleur;
  • Le type de traitements.​

Anémie

L’anémie se caractérise par une baisse du nombre des globules rouges (érythrocytes) dans le sang. Cette baisse signifie une diminution de l’hémoglobine, un constituant essentiel des globules rouges. L’hémoglobine est responsable du transport de l’oxygène vers les tissus du corps. Cette diminution de l’hémoglobine dans le sang a donc pour résultat de réduire la quantité d’oxygène distribué aux tissus.


Signes et symptômes

  • Sensation de grosse fatigue soudaine.
  • Besoin excessif de s’asseoir ou de se reposer.
  • Accélération du rythme cardiaque.
  • Douleur à la poitrine.
  • Problèmes de sommeil.
  • Difficulté à se lever le matin.
  • Manque d’énergie.
  • Manque d’intérêt pour les activités appréciées habituellement.
  • Douleur musculaire.
  • Essoufflement après une activité légère, et même au repos.
  • Sentiment d’anxiété ou de dépression.
  • Difficulté à se concentrer, à réfléchir clairement ou à prendre des décisions.
  • Sentiments négatifs envers soi-même ou les autres.

Conseils utiles

  • Se reposer dès que la fatigue se fait sentir et, si possible, avant et après chaque séance de chimiothérapie ou de radiothérapie.
  • Pour améliorer la qualité du sommeil, il est recommandé :
    • D’éviter les siestes longues ou en fin d’après-midi;
    • D’aller au lit seulement lorsqu’on se sent fatigué;
    • D’utiliser le lit uniquement pour dormir ou pour l’activité sexuelle;
    • De se coucher et de se lever à des heures régulières;
    • D’éviter la caféine et les activités stimulantes en soirée;
    • De se détendre pendant une heure avant d’aller au lit.
  • Privilégier une saine alimentation riche en protéines et en fruits et légumes.
  • Boire de huit à dix verres (de deux à trois litres) de liquides par jour, à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale.
  • Choisir des plats simples et rapides.
  • Privilégier plusieurs petits repas et collations par jour afin d’assurer un apport régulier en calories à l’organisme.  qui demandent moins d’énergie.
  • Fixer, au besoin, un horaire de repas afin d’éviter de les sauter.
  • Garder de l’énergie pour les activités appréciées et les réaliser lorsqu’elle est la plus élevée.​
  • Demander de l’aide pour les travaux ménagers et l’entretien de la maison.
  • Introduire des activités apaisantes, telles que la lecture, les jeux, la musique et l’art.​
  • Participer à des activités favorisant la détente, comme la massothérapie, la relaxation, la visualisation et le yoga.
  • Intégrer un groupe de soutien ou de gestion de l’anxiété.​
  • Discuter avec l’équipe médicale des options possibles pour traiter ou prévenir l’anémie et les symptômes de fatigue qui y sont associés.
  • Faire de l’activité physique :
    • Pratiquer des activités physiques modérées (ex. : marche quotidienne pendant et après la durée des traitements contre le cancer), car cela favorise un renouvellement et une meilleure conservation de l’énergie;
    • Viser un équilibre entre activités et repos, car trop de repos ou un manque d’activités peuvent modifier la capacité d’oxygénation des tissus musculaires, provoquer une fonte des muscles et entraîner une fatigue supplémentaire;
    • Éviter de se sentir coupable de ne pas être tout de suite capable de fournir un effort. Ne rien faire et se reposer peut être une priorité;
    • Adapter la pratique d’une activité physique aux capacités de chacun. Celle-ci doit être, avant tout, une source de plaisir et de bien-être.
Pour obtenir de l’information supplémentaire ou être guidé dans le maintien ou la reprise d’activités physiques, consultez l’un des kinésiologues de la Fondation québécoise du cancer. À l’écoute de vos besoins, ils sont en mesure de concevoir des programmes d’exercices adaptés et accessibles. Appelez le centre régional le plus près pour prendre rendez-vous avec un professionnel ou composez sans frais le 1 800 363-0063.
Une baisse du nombre de plaquettes dans le sang (thrombopénie ou thrombocytopénie), associée aux traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie, peut causer des saignements prolongés ou des hémorragies.
  • Saignements : perte de sang, ecchymoses (bleus) ou pétéchies (petites taches rouges sous la peau) pouvant résulter d’une baisse des plaquettes sanguines (en quantité ou en qualité), d’une altération des facteurs de coagulation ou de plusieurs autres causes.
  • Hémorragies : saignement ou écoulement du sang en dehors de son circuit naturel constitué par le cœur et les vaisseaux sanguins. Une hémorragie est dite « externe » pour un saignement visible et « interne » pour un saignement que l’on ne voit pas (occulte). Elle peut être d’origine capillaire, veineuse ou artérielle. (Source : Wikipédia)

Signes et symptômes

  • Apparition de petits points rouges ou de bleus sur la peau, surtout aux extrémités inférieures et supérieures ou sur les muqueuses.
  • Saignement prolongé à la suite d’une coupure superficielle ou d’une égratignure.
  • Saignement spontané de la bouche, du nez, du vagin, du rectum et de l’urètre.
  • Présence de sang dans les urines, les selles ou les vomissements.
  • Écoulement anormal de sang durant les menstruations.
  • Selles noires.

Conseils utiles

  • Protéger la peau :
    • Éviter les activités physiques violentes ou dangereuses;
    • Éviter de porter des vêtements trop serrés et des tissus rigides;
    • Utiliser un rasoir électrique;
    • Utiliser une lime de papier émeri pour le soin des ongles.
  • Exercer une pression ferme pendant de 5 à 10 minutes pour arrêter un saignement dans le cas d’une coupure. Avertir l’équipe médicale sans tarder si le saignement persiste plus de 15 minutes
  • Protéger la muqueuse buccale :
    • Éviter les aliments irritants par leur acidité, leur assaisonnement, leur température ou leur texture;
    • Protéger les lèvres contre les gerçures et le dessèchement;
    • Nettoyer les dents avec une brosse à poils souples;
    • Masser doucement les gencives (ne pas employer de soie dentaire ou de cure-dents);
    • Se gargariser fréquemment pour garder la bouche propre et exempte de bactéries;
    • Recevoir des soins dentaires avec l’approbation de son médecin traitant.
  • Protéger la muqueuse gastro-intestinale :
    • Boire beaucoup d’eau (de deux à trois litres par jour), à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale;
    • Faire de l’exercice pour prévenir la constipation;
    • Éviter l’utilisation de suppositoires ou de laxatifs puissants;
    • Éviter les lavements;
    • Éviter de prendre sa température par voie rectale.
  • Protéger la muqueuse des voies respiratoires :
    • Souffler sans forcer, par les deux narines simultanément, s’il est nécessaire de se moucher;
    • Éviter de souffler fort;
    • Éternuer avec la bouche ouverte, si nécessaire.
  • Protéger la muqueuse du système génito-urinaire :
    • Boire au moins 10 verres (de deux à trois litres) de liquides par jour, à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale;
    • Éviter l’utilisation de douches et de suppositoires vaginaux;
    • Utiliser un lubrifiant vaginal pendant les relations sexuelles.
  • Vérifier auprès de l’équipe de traitement le taux de plaquettes, et si ce dernier est anormalement bas :
    • Éviter d’accomplir des travaux demandant des efforts constants et exigeants;
    • Éviter de faire un effort d’expiration, la bouche fermée, en soulevant des objets lourds, en se levant ou en allant à la selle;
    • S’abstenir de soulever des objets lourds à bout de bras avec le torse incliné;
    • Éviter de prendre des médicaments qui peuvent prolonger le temps de saignement, comme l’aspirine et ses dérivés, les anticoagulants et les boissons alcoolisées.

Des saignements prolongés ou une hémorragie peuvent être graves au point de mettre la vie d’une personne en danger. Il est conseillé de contacter l’équipe d’oncologie lorsque les situations suivantes se présentent :

  • Saignement de nez;
  • Sang dans les urines;
  • Sang dans les selles;
  • Sang dans les crachats;
  • Présence de plusieurs ecchymoses (bleus) sur la peau.

Se présenter à l’urgence dans les cas suivants :

  • Présence d’un saignement de nez continue, même après avoir mis une pression pendant dix minutes;
  • Sang dans les vomissements;
  • Sang dans les crachats accompagné de difficultés respiratoires;
  • Pour les femmes : utilisation d’une serviette hygiénique ou plus à l’heure.
Les muqueuses de la bouche et de la gorge sont des tissus très sensibles. Par le fait même, elles sont plus touchées par certains traitements.

Conseils utiles
  • Manger comme d’habitude, mais modifier la texture des aliments pour ne pas irriter la bouche et la gorge.
  • Faire cuire les aliments plus longtemps qu’à l’habitude.
  • Ajouter du bouillon, l’eau de cuisson des légumes, des soupes au lait ou des soupes claires aux aliments déjà cuits.
  • Utiliser les purées pour bébés pour remplacer les purées maison si l’on n’est pas en mesure de cuisiner.
  • Placer ces aliments au congélateur environ cinq minutes avant de les consommer; leur goût sera encore plus agréable.
  • Mélanger les viandes en purée dans les soupes, les potages, les crèmes et les purées de légumes.
  • Moudre les noix et les graines en fine poudre et les mélanger au yogourt, à la crème glacée et à la compote de fruits.
  • Éviter :​
    • Les épices fortes et piquantes, comme le cari, le chili, le piment fort, etc. Privilégier les assaisonnements doux, comme les fines herbes et la poudre d’oignon;
    • Les aliments vinaigrés ou acides (citron, orange, etc.);
    • Les aliments très salés ou durs (crudités, pain grillé, noix, etc.);
    • Les aliments brûlants (laisser tiédir);
    • Le tabac et les boissons alcoolisées.
  • Passer le repas au mélangeur : lorsque les douleurs à la bouche ou à la gorge rendent difficile ou impossible une alimentation solide, les aliments passés au mélangeur représentent la solution idéale. En modifiant ainsi la texture des aliments, il sera possible d’adopter le menu familial en tout temps, et même d’essayer de nouvelles recettes. Voici quelques astuces pour un meilleur mélange :
    • S’assurer que la viande est bien cuite avant de la mettre dans le mélangeur;
    • Couper les aliments cuits et le pain en cubes;
    • Faire fondre le beurre et la margarine avant de les ajouter pour qu’ils se mélangent mieux aux autres aliments;
    • Ajouter suffisamment de liquide pour obtenir la consistance voulue. Une partie de liquide pour une partie de solide donne habituellement une consistance normale;
    • Assaisonner moins les recettes, car le goût est plus accentué dans un repas liquide que dans un repas solide.

Stomatite : définition

Inflammation et processus potentiellement ulcéreux, inconfortable et douloureux qui affectent en premier lieu la membrane de la muqueuse buccale, le voile du palais, la partie antérieure de la langue et le plancher de la bouche, et qui peut s’accompagner d’une infection. Les symptômes qui y sont associés peuvent nuire à la mastication, à la déglutition et à la parole. La radiothérapie à la région de la tête et du cou (cancers de la sphère ORL) et certaines chimiothérapies sont les causes les plus fréquentes des stomatites.

Signes et symptômes
  • Rougeur et gonflement à la commissure (point de jonction) de la muqueuse de la bouche et des lèvres.
  • Sensation de sécheresse, brûlure et douleurs dans la bouche.
  • Apparition de taches blanches sur la langue et la membrane muqueuse, accompagnées d’un goût métallique dans la bouche; ces taches s’arrachent facilement et couvrent une surface rouge et ulcérée.
  • Éruption, surtout sur les lèvres, de vésicules (boursouflures) douloureuses et irritantes, qui causent une démangeaison et contiennent du pus (herpès simplex).

Conseils utiles

  • Prendre une collation riche en protéines après la séance de traitement.
  • Privilégier une alimentation molle et nutritive.
  • Commencer le repas en lubrifiant la bouche avec une cuillerée à soupe de crème ou d’huile.
  • Prendre de petites gorgées d’eau entre chaque bouchée afin d’humidifier la bouche.
  • Limiter le contact des liquides avec la bouche irritée en utilisant une paille.
  • Consommer des aliments ou des liquides glacés pour aider à soulager les symptômes d’irritation.
  • Se reposer, en position assise, dans une pièce calme (éviter de s’étendre au moins deux heures après avoir mangé).
  • Examiner la bouche tous les jours, matin et soir, et noter tout changement dans l’aspect et la texture de la cavité buccale, des lèvres, des gencives, des dents, de la salive et de la langue.
  • Surveiller toute modification du goût dans la bouche et des perceptions gustatives.
  • Boire de l’eau glacée ou sucer des cubes de glace pendant 30 minutes lors d’un traitement de chimiothérapie.
  • Veiller à l’hygiène buccale :
    • Nettoyer la bouche moins de 30 minutes après avoir mangé et répéter toutes les 4 heures;
    • Éviter les dentifrices et les gargarismes vendus sur le marché ainsi que les antiseptiques à base de glycérine et de citron, car ils contiennent des produits qui irritent et assèchent la muqueuse buccale;
    • Remplacer le dentifrice et le gargarisme habituel par une solution constituée d’eau, de sel et de bicarbonate de soude :
      • Recette : mélanger une cuillerée à thé de sel et une cuillerée à thé de bicarbonate de soude à un litre d’eau bouillie. Cette solution doit être préparée quotidiennement et gardée à la température ambiante;
    • Gargariser pendant au moins 30 secondes avec 15 ml de cette solution, recracher et répéter 4 fois par jour et plus souvent au besoin;
    • Nettoyer les dents avec une brosse douce ou une minibrosse en mousse au moins deux fois par jour et utiliser la soie dentaire une fois par jour selon la tolérance (ne pas utiliser la soie dentaire ou un cure-dents s’il y a saignement des gencives);
    • Apporter un soin aussi fréquent aux prothèses dentaires; si la bouche est très douloureuse, ne les porter que pour manger;
    • Hydrater les lèvres avec une crème ou un onguent pour les lèvres;
    • Boire de deux à trois litres de liquides par jour, à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale.
  • Éviter l’alcool, le tabac et les aliments qui peuvent irriter la muqueuse buccale par leur acidité, leur assaisonnement ou leur texture.

Les stomatites peuvent être très douloureuses et inconfortables. Il est conseillé de contacter l’équipe d’oncologie lorsque les situations suivantes se présentent :

  • Présence d’ulcérations douloureuses ou saignantes (quatre ou plus);
  • Douleur non soulagée;
  • Perte de poids importante depuis une ou deux semaines;
  • Incapacité de boire ou de manger;
  • Difficulté à respirer.

Trouble salivaire (xérostomie)

Certains traitements qui agissent sur les glandes salivaires peuvent diminuer la production de salive. Ils peuvent aussi rendre la salive épaisse et collante. Cela cause de l’inconfort, influence l’apport en aliments et augmente les risques de caries. Ce problème est fréquent chez les personnes qui reçoivent de la radiothérapie à la tête et au cou (sphère ORL). Afin de contrer ou d’atténuer ces effets, une hygiène buccale et dentaire rigoureuse est de mise.

Conseils utiles

  • Boire de deux à trois litres de liquides par jour, à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale.
  • Consommer des sucettes glacées, de l’eau (glace concassée) ou des jus de fruits non sucrés.
  • Consommer des bonbons acidulés ou des gommes à mâcher sans sucre conçus pour stimuler la salivation et vendus en pharmacie.
  • Prendre de la sauce et du bouillon pour avaler la viande plus facilement.
  • Éviter les boissons et les aliments qui augmentent la sensation de soif : café, chocolat noir, sel, épices, alcool, sauces et plats trop salés.
  • Utiliser un substitut de salive en vaporisateur ou en gel au besoin (en vente dans les pharmacies).
  • Prévenir les ulcères et la carie dentaire en maintenant une bonne hygiène buccale et dentaire.
  • Hydrater les lèvres avec une crème ou un onguent pour les lèvres.
  • Prendre soin de bien rincer la bouche le matin, car la salive qui s’est accumulée pendant la nuit peut donner des nausées.
  • Utiliser un rince-bouche doux composé de la solution suivante : mélanger une cuillerée à thé de sel et une cuillerée à thé de bicarbonate de soude à un litre d’eau. Répéter plusieurs fois par jour, et continuer à l’utiliser en complément au rince-bouche prescrit par l’oncologue, s’il y a lieu.
  • Brosser les dents après chaque repas.
  • Boire des boissons à la limette ou au citron très peu sucrées ou sans sucre ou ajouter du jus de citron dans les verres d’eau.
Le lymphœdème est une enflure causée par l’accumulation anormale de fluides dans les tissus sous-cutanés. On discerne deux types de lymphœdème : le lymphœdème primaire, qui peut être présent dès la naissance ou apparaître plus tard, et le lymphœdème secondaire, qui résulte des dommages causés au système lymphatique par un traumatisme, une intervention chirurgicale ou de la radiothérapie ayant touché des ganglions ou des vaisseaux lymphatiques. (Source : Association québécoise du Lymphœdème)​


Signes et symptômes

  • Gonflement, graduel ou soudain, visible par la marque laissée par une pression sur la peau de vêtements ou de bijoux serrés.
  • Impression de lourdeur, de serrement.
  • Douleur, élancement ou sensibilité.
  • Gonflement accru par temps humide et chaud, ou après un effort.

Il faut être attentif aux symptômes et consulter un médecin ou un thérapeute spécialiste du lymphœdème dès l’apparition des symptômes, car un traitement précoce aide à minimiser l’enflure et à réduire les complications. Demander un traitement médical immédiat s’il y a présence des signes suivants (cellulite) :

  • Des rougeurs ou une éruption cutanée se propageant, accompagnées de démangeaisons;
  • ​Un gonflement accru;
  • Une élévation de la température de la peau;
  • Une fièvre soudaine et des frissons.

Prévenir le lymphœdème à la suite d’un évidement ganglionnaire

Pour les personnes ayant eu un évidement ganglionnaire (retrait des ganglions de l’aisselle) après une chirurgie du sein, le système de défense étant modifié du côté opéré, il faudra prendre des moyens pour ne pas s’infecter ou entraver la circulation. De plus, la peau de la région opérée est plus sensible; voilà pourquoi des précautions doivent être prises.

IMPORTANT : Ces précautions ne concernent pas les personnes qui n’ont eu qu’un prélèvement du ganglion sentinelle.
 

Conseils utiles

  • Protéger la peau et lui accorder des soins méticuleux pour réduire les risques d’infection (cellulite).
  • Nettoyer la peau soigneusement avec un savon doux, bien l’assécher et appliquer une crème hydratante.
  • Être vigilant pour éviter les coupures, les égratignures, les échardes et les piqûres. Utiliser un rasoir électrique afin d’éviter les coupures et l’irritation de la peau.
  • En cas de coupure ou d’égratignure, nettoyer la plaie avec du savon, appliquer un désinfectant et, si nécessaire, un onguent antibiotique.
  • Protéger la peau avec un écran solaire à facteur de protection élevé pour éviter les coups de soleil et un chasse-moustique pour éviter les piqûres et les morsures d’insectes.
  • Faire des exercices régulièrement pour réactiver la circulation sanguine dans le bras opéré.
  • Éviter de déplacer ou de transporter des objets très lourds avec le bras opéré, et ce, jusqu’à la récupération fonctionnelle du bras.
  • S’assurer que les manches, les bijoux ou les bracelets du côté opéré ne sont pas serrés.
  • Éviter de se coucher sur le bras du côté opéré s’il a tendance à enfler ou s’il est douloureux.
  • Aviser l’équipe médicale s’il y a apparition d’œdème, de démangeaisons, de décoloration de la peau de la région opérée ou d’enflure du bras et de la main.
  • Éviter, si possible, de prendre la tension artérielle du bras du côté opéré.
  • Ne pas hésiter à se servir de ses bras, même s’il y a un engourdissement d’une partie du bras du côté opéré, car il s’agit d’un phénomène normal qui régresse progressivement.
  • Éviter, si possible, toute prise de sang ou injection du côté opéré, sauf en cas de force majeure. De plus, aucun vaccin ne devrait être donné sur le bras opéré.
  • Laisser pousser la peau des ongles du côté du bras opéré; ne pas couper les cuticules. Éviter les blessures lors de la manucure.
  • Porter des gants de caoutchouc pour laver dans l’eau chaude, pour accomplir des travaux de jardinage ou utiliser une laine d’acier.
  • Avoir une alimentation équilibrée et maintenir un poids corporel moyen.
  • Éviter les extrêmes de température, tels que le froid intense ou les longues périodes d’exposition à la chaleur élevée (ex. : baignoires à remous et saunas).

Précautions supplémentaires lors d’un voyage en avion

  • Porter un vêtement de compression pour prévenir ou limiter l’enflure provoquée par la baisse de pression atmosphérique.
  • Consulter un thérapeute qualifié avant un voyage en avion.
  • Bouger souvent le membre affecté ou à risque au cours du voyage pour garder la lymphe en mouvement.
  • Boire suffisamment d’eau avant et pendant le vol pour éviter la déshydratation.
Nous vous invitons à consulter les liens suivants pour des informations complémentaires :

Le lymphœdème, c’est possible de le prévenir et de le traiter.  

(Sources : www.infolympho.ca et www.centredesmaladiesdusein.ca/fileadmin/cha/Microsite/CMS/traitements1.pdf)


Faire de l’exercice

Afin de prévenir le lymphœdème ou d’améliorer la condition physique, les kinésiologues de la Fondation québécoise du cancer offrent un programme personnalisé et proposent des exercices spécifiques, tels que des flexions, des rotations et des exercices avec poids, aux personnes touchées par le cancer. Appelez le centre régional le plus près pour prendre rendez-vous avec un professionnel.


Programme d’aide de la Régie de l’assurance maladie du Québec

Un programme de remboursement des bandages multicouches et des vêtements de compression nécessaires au traitement du lymphœdème est en vigueur depuis le 1er janvier 2014. Ce programme contribue à améliorer l’accessibilité aux traitements, puisqu’aucun traitement du lymphœdème n’était couvert jusqu’à maintenant par le régime d’assurance public. Pour plus de détails, consulter le Portail santé mieux-être du gouvernement du Québec.
Les affections de la peau causées par la chimiothérapie se classent parmi les effets temporaires et occasionnels. Les signes les plus fréquemment observés comprennent un dessèchement de la peau, une modification de sa couleur, une sensibilité accrue au soleil, des ulcérations ou des réactions acnéiques. Lors d’un traitement combiné de chimiothérapie et de radiothérapie, une affection cutanée peut se développer sur la zone du corps qui a été irradiée.

Parfois, la peau de la région traitée par la radiothérapie devient rouge, irritée, bronzée ou semble souffrir d’un coup de soleil. Ces effets secondaires prévisibles devraient disparaître après la fin des traitements.

Conseils utiles

  • N’utilisez pas de savon, de cosmétique, de parfum, d’onguent non prescrit par votre médecin, de lampe solaire ou de bouillotte;
  • N’employez que de l’eau tiède, jamais chaude;
  • N’exposez pas la région traitée au soleil et au froid;
  • Évitez de porter des tissus rêches et des vêtements ajustés;
  • Utilisez un savon doux pour laver les vêtements qui sont en contact direct avec la peau;
  • Évitez les piscines publiques;
  • Évitez de frotter, de gratter ou de masser la peau; en cas de démangeaison, des aérosols à base de cortisone pourront être prescrits par le médecin.
Pendant qu’elles reçoivent des traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie, certaines personnes remarquent que leurs aliments ont un goût amer ou métallique. D’autres trouvent désagréable le goût de la viande. Les saveurs, comme le sucré ou le salé, peuvent aussi être perçues différemment.​

Conseils utiles

  • Nettoyer les dents avant chaque repas avec une brosse à poils doux pour ne pas irriter la bouche.
  • Éviter les rince-bouche avec alcool.
  • Commencer le repas avec des fruits frais.
  • Favoriser les aliments préférés.
  • Manger les aliments froids ou à la température de la pièce plutôt que chauds.
  • Remplacer le bœuf et le porc par d’autres sources de protéines (poulet, poissons, tofu, fèves, pois chiches, lentilles et autres légumineuses).
  • Incorporer la viande en petits morceaux ou en purée aux soupes et aux sauces.
  • Avant de cuire la viande, la faire mariner dans un jus de fruits sucré, une vinaigrette italienne ou une sauce aigre-douce.
  • Saupoudrer de noix moulues les céréales chaudes ou prêtes à servir.
  • Assaisonner les viandes avec différentes épices ou herbes, comme le basilic, l’origan ou le romarin.
  • Éviter les épices trop piquantes (paprika, poivre, moutarde, etc.) et les aliments vinaigrés ou salés.
  • Essayer de consommer des aliments aigres (seulement si les muqueuses de la bouche ne sont pas douloureuses) tels que les oranges, la citronnade, le jus de canneberge, les cornichons et les ananas, afin de favoriser la salivation et atténuer le goût métallique.
  • Masquer le goût amer et métallique dans la bouche à l’aide de fruits, de gomme à mâcher sans sucre et de limonade.
  • Utiliser des ustensiles en plastique si la nourriture a un goût de métal.
  • Éliminer les aliments qui dégagent une odeur forte (café, certains poissons, chou, oignon, brocoli, etc.).
  • Rincer la bouche plusieurs fois par jour, car les aliments ont meilleur goût lorsque la bouche et les dents sont propres :
    • Recette : bien mélanger une cuillerée à thé de bicarbonate de soude et une cuillerée à thé de sel dans un litre d’eau.
  • Éliminer les odeurs nauséabondes dans l’air ambiant.
Les nausées et les vomissements sont souvent temporaires et ne touchent pas toutes les personnes qui reçoivent des traitements contre le cancer.
  • Nausée : impression subjective d’être sur le point de vomir.
  • Vomissement : expulsion soudaine, par la bouche, du contenu de l’estomac avec ou sans haut-le-cœur.
Voici quelques conseils pouvant aider les gens qui en sont affectés.


Conseils utiles
  • ​​Prendre les médicaments antinauséeux, comme prescrit par le médecin, dès l’apparition des nausées.
  • Prendre les médicaments antinauséeux de 20 à 30 minutes avant les repas.
  • Boire des liquides clairs, tels que de l’eau, des boissons sportives, du bouillon et du soda au gingembre (ginger ale).
  • Prendre cinq ou six petits repas légers ou collations par jour. Profiter des moments où les nausées sont moins importantes, même la nuit. Manger dans une ambiance de détente et prendre le temps de se reposer ensuite. La position couchée n’est pas recommandée; la position assise ou demi-assise est préférable (placer deux ou trois oreillers sous la tête, au besoin).
  • Privilégier les aliments froids ou tièdes.
  • Éviter les odeurs fortes.
  • Éviter les aliments frits, épicés, gras ou très salés.
  • Choisir des aliments qui sont plaisants au goût ou qui provoquent moins de nausées.
  • Ne pas se forcer à manger si des nausées sont présentes.
  • Utiliser des techniques de relaxation ou de méditation.

Conseils utiles : vomissements

  • Limiter l’ingestion de nourriture et de boisson lorsque des vomissements se manifestent, et ce, jusqu’à ce que cela cesse.
  • De 30 à 60 minutes après les vomissements, consommer graduellement des liquides clairs. Si les liquides clairs sont tolérés, tenter de manger des aliments secs, comme craquelins, rôties, céréales sèches et bretzels. Si ceux-ci sont tolérés, ajouter des aliments riches en protéines, tels que des œufs ou du poulet.

Des vomissements graves peuvent causer de la déshydratation et affaiblir considérablement une personne. Il est conseillé de contacter l’équipe d’oncologie lorsque les situations suivantes se présentent :

  • ​Cinq épisodes et plus de vomissements par jour;
  • Absence de nourriture depuis 24 heures;
  • Incapacité de s’hydrater sans vomir;
  • Signes de déshydratation : étourdissements, bouche sèche, pli cutané, soif, diminution de l’urine et augmentation de sa concentration, et augmentation du rythme cardiaque;
  • Présence de sang dans les vomissements;
  • Douleurs abdominales graves associées;
  • Incapacité de faire les activités quotidiennes.
La neuropathie périphérique est le résultat des dommages aux neurones périphériques causés par les agents neurotoxiques de la chimiothérapie.


Symptômes

  • ​Sensation de picotements, de brûlure, de faiblesse ou d’engourdissement dans les mains ou les pieds.
  • Difficulté à marcher ou douleur en marchant.
  • Muscles faibles, sensibles, fatigués ou élancements douloureux.
  • Perte d’équilibre, maladresse.
  • Difficulté à ramasser des objets et à boutonner des vêtements.
  • Tremblements.
  • Douleur à la mâchoire.
  • Perte d’ouïe, acouphènes.
  • Douleur d’estomac.
  • Constipation.
Informer l’équipe de traitement s’il y a présence d’un ou de plusieurs symptômes, car un ajustement de la dose de chimiothérapie, un changement de la médication ou l’instauration d’un traitement ou d’une surveillance particulière peut s’avérer nécessaire. Il arrive parfois que ces dommages ne disparaissent pas complètement.


​Conseils utiles

  • Vérifier quotidiennement, sur les mains ou les pieds, la présence de lésions insensibles.
  • Agir avec prudence dans la manipulation des objets aiguisés, chauds, froids ou dangereux.
  • À la maison, maintenir les couloirs dégagés et enlever les carpettes dans lesquelles on peut s’accrocher les pieds.
  • Si la force musculaire ou l’équilibre est diminué, se déplacer lentement et utiliser les rampes d’escalier.
  • S’il y a présence d’étourdissements, prendre le temps de balancer les jambes avant de se lever.
  • Utiliser un tapis antidérapant dans la baignoire ou la douche.
  • Porter des chaussures confortables.
  • Éviter l’eau très chaude ou très froide et, au besoin, penser à diminuer la température du chauffe-eau.
  • Éviter de consommer de l’alcool, car cela peut aggraver les symptômes.
  • Maintenir une bonne hydratation et une alimentation riche en fibres.
  • S’assurer que la température du domicile demeure tempérée, car la chaleur ou le froid extrêmes peuvent aggraver les symptômes.
  • Consulter un physiothérapeute ou un ergothérapeute si une aide technique (canne, marchette), un programme d’exercice ou du matériel adapté est requis.

La neutropénie fébrile est la complication la plus commune de la chimiothérapie. Chez les personnes atteintes d’un cancer, surtout celles qui reçoivent une chimiothérapie, le nombre de globules blancs peut s’abaisser considérablement.

Les neutrophiles font partie des globules blancs, produits par la moelle osseuse, qui jouent un rôle important dans la prévention des infections, car ils constituent la première ligne de défense du corps.

Une neutropénie consiste en un nombre insuffisant de neutrophiles et accroît le risque d’infection. Si elle se présente, la neutropénie se manifeste habituellement entre 7 à 21 jours après l’administration du dernier traitement de chimiothérapie; cette période se nomme le nadir.

Une neutropénie (petit nombre de globules blancs) qui s’accompagne de fièvre et d’autres signes d’infection est appelée neutropénie fébrile. Celle-ci combine donc les éléments suivants :
  • Numération (nombre) des neutrophiles < 1 000 (normalité : entre 3 000 et 7 000);
  • Fièvre à 38,3° C ou à 38° C pendant une heure et plus.


Symptômes fréquents

  • Augmentation de la température corporelle (peut être le seul signe).
  • Frissons et tremblements.
  • Hypotension légère.
  • Nausées/diarrhée.
  • Confusion légère.
  • Symptômes grippaux.

Conseils utiles pour prévenir la neutropénie fébrile

  • Se laver les mains fréquemment. Un bon truc : toujours emporter avec soi une petite bouteille de liquide désinfectant pour les mains.
  • Boire de deux à trois litres de liquides par jour, à moins d’une indication contraire de l’équipe médicale.
  • Ne pas consommer les aliments suivants : fromages au lait cru, sushis, tartares, œufs crus et tous les autres aliments qui demeurent longtemps à la température de la pièce (ex. : buffet).
  • Utiliser une brosse à dents à soies souples.
  • Enlever les prothèses dentaires la nuit.
  • Prendre une douche ou un bain tous les jours.
  • Éviter l’utilisation de suppositoires, de lavements ou d’autres procédures invasives.
  • Éviter les foules et les personnes possiblement malades.
  • Garder les plaies propres et sèches, s’il y a lieu.
  • Manipuler la litière des chats ou des oiseaux avec des gants.
 

ATTENTION !
Lorsqu’une personne reçoit de la chimiothérapie, elle doit se présenter à l’urgence si sa température corporelle est à 38,3 C ou à 38 C depuis une heure. Ne pas prendre d’acétaminophène ou d’anti-inflammatoire qui pourraient masquer la fièvre.
 


Importance de traiter la neutropénie fébrile

Parmi les principaux effets secondaires de la chimiothérapie, la neutropénie fébrile et l’infection sont les plus graves.
 
Une neutropénie fébrile non traitée peut causer des infections sérieuses qui peuvent nécessiter une hospitalisation, et même mettre la vie de la personne malade en danger.
L’équipe d’oncologie vérifiera le nombre de globules blancs avant tout cycle de chimiothérapie. Si ce nombre est trop bas, pour certains, le traitement de chimiothérapie pourra être reporté de quelques jours. Pour d’autres, un traitement sera instauré afin de pallier la neutropénie.
 
Il est recommandé de discuter avec l’équipe d’oncologie afin de connaître le risque de neutropénie fébrile associé au traitement à recevoir.

(Source : Neutropénie fébrile : ce que les patients et les aidants doivent savoir)

Références
 
Dans la majorité des cas, les personnes atteintes d’un cancer et recevant de la chimiothérapie témoignent de troubles de l’appétit. Ces problèmes, qui sont souvent occasionnés par le cancer et ses traitements, peuvent également découler de facteurs émotifs et sociaux liés à la maladie.

Conseils utiles
  • Profiter des moments les plus actifs et favorables pour :
    • Manger des aliments à valeur nutritive élevée;
    • Consommer des boissons énergétiques ou protéinées de type Ensure ou Boost;
    • Manger, même en dehors des heures des repas (suivre l’appétit);
    • Préparer des plats surgelés qui seront appréciés dans les moments difficiles.
  • Prendre de petites collations durant la journée et choisir des aliments riches en protéines et en calories :
    • Lait malté, crème glacée, beurre d’arachides;
    • Fromage râpé sur les légumes, dans les soupes, les pot-au-feu, les plats en sauce;
    • Desserts à base d’œufs, tels les poudings et les flans;
    • Addition de lait en poudre aux céréales, aux œufs brouillés, aux sauces, aux crèmes et aux desserts.
  • Faire des repas une occasion de plaisir et de détente :​
    • Porter une attention particulière à l’ambiance et dresser le couvert avec soin;
    • Manger cinq ou six petits repas par jour;
    • Stimuler l’appétit par l’odorat et la vue;
    • Privilégier les aliments servis à la température ambiante qui se tolèrent mieux que les repas chauds;
    • Bannir les produits dits light en sucre ou en gras, sauf s’il s’agit d’une demande médicale;
    • Consommer des aliments qui ouvrent l’appétit : sorbets, pommes, biscuits apéritifs, apéritifs sans alcool, gommes à mâcher, bouillons;
    • Maintenir une bonne hygiène buccale;
    • Planifier les repas en fonction des fluctuations de l’appétit;
    • Opter pour une cuisson légère, sans friture, plus facile à digérer;
    • Éviter de boire durant les repas;
    • Manger lentement et bien mastiquer;
    • Consommer des liquides, comme les boissons et les soupes, à la fin des repas;
    • Garder les aliments favoris à portée de main;
    • Varier les menus en utilisant des mets congelés en portions individuelles;
    • Accepter l’aide de l’entourage pour la préparation des repas.
  • Demeurer aussi actif que possible. Favoriser des activités physiques modérées, telles que des marches de 15 à 20 minutes (1 ou 2 fois par jour) ou de 30 à 60 minutes (de 3 à 5 fois par semaine). 
La Fondation québécoise du cancer dispose de nombreux livres sur l’alimentation et les traitements du cancer, et plusieurs y proposent des recettes. Dossier Vivre avec le cancer.
La perte de cheveux et de poils est un effet secondaire fréquent de certaines chimiothérapies, qui débute généralement après deux ou trois semaines de traitements. Dans le cas de la radiothérapie, la perte de cheveux et de poils ne se produit que dans la région traitée par la radiation, alors qu’elle peut se produire sur toutes les parties du corps lorsqu’il s’agit de chimiothérapie. La perte des cheveux peut être graduelle et à peine perceptible, mais elle peut aussi se produire de façon subite. Dans tous les cas, il s’agit d’une expérience difficile à vivre.

Habituellement, les cheveux repoussent une fois les traitements terminés. Lors de la repousse, ils peuvent avoir une texture et une teinte différente. Ils sont parfois plus épais et plus vigoureux qu’avant. Ces manifestations sont généralement temporaires; les cheveux reprennent leur aspect antérieur avec le temps. Malgré cette idée réconfortante, la chute des cheveux s’accompagne d’un sentiment justifié d’atteinte à l’intégrité personnelle qui s’ajoute à l’anxiété éprouvée face à la maladie. La plupart des personnes traitées par chimiothérapie considèrent néanmoins que la perte des cheveux est un prix raisonnable à payer, en échange d’une rémission de la maladie et de l’espoir d’une guérison.

Conseils utiles
  • Soins à apporter aux cheveux et au cuir chevelu :​
    • Utiliser un shampoing très doux et un revitalisant pour bien démêler les cheveux.
    • Laver les cheveux tous les quatre à sept jours;
    • Rincer les cheveux à fond et les éponger doucement avec une serviette pour les assécher;
    • Éviter d’utiliser les séchoirs électriques, les rouleaux pour la mise en plis, les fers à friser, les élastiques, les barrettes et les pinces à cheveux;
    • Éviter le plus possible la coloration des cheveux; sinon, utiliser une teinture à base de végétaux. À la fin des traitements de chimiothérapie, il est recommandé d’attendre au moins six mois avant d’appliquer la teinture habituelle. Il est aussi possible de continuer l’utilisation d’une teinture végétale;
    • Éviter les permanentes, car elles sont proscrites;
    • Raccourcir les cheveux s’ils sont trop longs.
  • Mesures pour ralentir la chute des cheveux :​
    • Éviter de brosser les cheveux vigoureusement;
    • Utiliser une taie d’oreiller de satin ou un jupon antistatique sur l’oreiller pour diminuer la friction sur le cuir chevelu;
    • Porter un filet à cheveux pour dormir;
    • S’informer des méthodes utilisées par l’équipe médicale pour réduire l’effet de certaines chimiothérapies pendant les séances de traitement.
  • Mesures pour minimiser l’impact de la chute des cheveux :​
    • Utiliser turbans, foulards et chapeaux pour dissimuler la perte des cheveux. Harmonisés aux vêtements, ces accessoires peuvent être attrayants;
    • S’inscrire à un atelier de « Belle et bien dans sa peau » afin d’obtenir de l’aide pour choisir les parures de tête ou pour obtenir des conseils de maquillage;
    • Magasiner une prothèse capillaire avant le début du traitement. Le choix de la teinte et du style sera plus facile à faire avant la chute des cheveux. Cependant, la présence de cheveux peut rendre l’essayage plus difficile, et même impossible. Dans ce cas, une photographie pourra aider au choix; 
    • Accorder de l’importance au choix de la prothèse capillaire; si celle-ci est seyante, cela la rendra plus agréable à porter. Visiter plusieurs endroits où l’on fabrique et vend des prothèses capillaires afin de vérifier le rapport qualité-prix, le confort, le poids, les services d’entretien et de réparation après-vente, la facilité d’entretien à la maison, etc.;
    • Demander à quelqu’un de votre entourage, qui est conscient de l’importance de cet achat, de vous accompagner.
La chimiothérapie et la radiothérapie peuvent générer des réactions cutanées d’intensité variable, telles que des changements sur le plan de la couleur, de la texture ou de l’intégrité de la peau et des muqueuses (ex. : intérieur de la bouche, du nez, etc.). Les effets secondaires les plus fréquemment observés comprennent un dessèchement de la peau, une modification de sa couleur, une sensibilité accrue au soleil, des ulcérations ou des réactions acnéiques.

Conseils utiles

  • N’utiliser que la médication topique (crème ou onguent) recommandée ou prescrite par l’oncologue.
  • Éviter les savons et les produits parfumés ou à base de gelée de pétrole ou d’alcool.
  • Prendre des douches ou des bains à l’eau tiède avec du savon doux sans parfum.
  • Assécher la peau en la tapotant (sans frotter).
  • Utiliser une crème hydratante à base d’eau, nature, sans parfum ni lanoline, uniquement sur la peau intacte.
  • Éviter d’exposer la région traitée au soleil et au froid.
  • Utiliser une protection solaire de FPS 30 à 60 au besoin et bien suivre les règles d’application.
  • Porter des vêtements amples.
  • Éviter de frotter, de gratter ou de masser la peau irritée.
  • Utiliser un rasoir électrique ou ne pas raser la région irritée.
  • Éviter les cires et les crèmes épilatoires.
  • Éviter les températures extrêmes (ex. : application de sac de glace ou de coussin chauffant sur la peau).
  • Éviter d’appliquer des adhésifs sur la peau irritée.
  • Utiliser des larmes artificielles en gouttes ou en gel en présence de sécheresse oculaire ou de larmoiement.
  • Appliquer à l’intérieur des narines un gel hydratant en présence de sécheresse du nez.
  • Utiliser un savon doux pour laver les vêtements qui sont en contact direct avec la peau.
  • Éviter les piscines publiques.
En règle générale, la chimiothérapie perturbe les fonctions reproductrices de l’homme et de la femme. Chez la femme, on remarquera une irrégularité du cycle menstruel et même une interruption des menstruations ou l’apparition de bouffées de chaleur, surtout à l’approche de la ménopause. Cependant, une grossesse est toujours possible. Il est donc fortement recommandé d’utiliser un moyen de contraception, les effets de la chimiothérapie sur le développement du fœtus étant nocifs.

Les femmes en âge de procréer devraient discuter avec un membre de l’équipe médicale du choix de la méthode contraceptive durant le traitement, de planification familiale future et de leurs projets concernant la famille. Dans la plupart des cas, une fois la chimiothérapie terminée, le cycle menstruel redeviendra comme avant, et une grossesse normale pourra être envisagée, selon l’avis du médecin.

Chez l’homme, on a observé une baisse du nombre et une viabilité amoindrie des spermatozoïdes. Cette diminution de la fécondité n’entrave aucunement l’érection et l’activité sexuelle. Certains traitements de chimiothérapie peuvent compromettre d’une façon permanente la fécondité.

Ainsi, la chimiothérapie peut avoir des répercussions sur la fécondité de la femme et de l’homme, mais elle ne compromet pas la capacité d’avoir des relations sexuelles. Par contre, il est possible que l’anxiété face à la maladie, la fatigue et une sensation diminuée de bien-être entraînent temporairement une baisse du désir sexuel.
Les traitements contre le cancer perturbent de façon générale les activités sexuelles des personnes atteintes. Habituellement, il s’agit d’une situation temporaire. Cependant, la fertilité et la capacité de reproduction peuvent être compromises définitivement.

Noter que certains traitements, tels que les interventions chirurgicales ou la radiothérapie dirigée sur les organes reproducteurs, ayant des effets secondaires spécifiques ne seront pas décrits dans cette rubrique.


Effets secondaires liés à la chimiothérapie

En règle générale, la chimiothérapie perturbe les fonctions reproductrices de l’homme et de la femme.

Chez la femme, on remarquera une irrégularité du cycle menstruel, et même une interruption des menstruations ou l’apparition de bouffées de chaleur, surtout à l’approche de la ménopause. Cependant, une grossesse est toujours possible. Les femmes ne doivent pas être enceintes pendant la chimiothérapie. Il faut donc utiliser une contraception appropriée. Les femmes en âge de procréer devraient discuter avec un membre de l’équipe médicale du choix de la méthode contraceptive à utiliser durant le traitement, de planification familiale future et de préservation de la fertilité, si nécessaire. Dans la plupart des cas, une fois la chimiothérapie terminée, le cycle menstruel redevient comme avant, et une grossesse normale peut être envisagée, selon l’avis du médecin.

Chez l’homme, on a observé une baisse du nombre de spermatozoïdes; leur viabilité est aussi amoindrie. Cette diminution de la fécondité n’entrave aucunement l’érection et l’activité sexuelle.

Certains traitements de chimiothérapie peuvent compromettre de façon permanente la fécondité. La contraception et les moyens pour préserver la fertilité devraient être discutés avec un membre de l’équipe traitante.

Ainsi, la chimiothérapie peut avoir des répercussions sur la fécondité de la femme et de l’homme, mais elle ne compromet pas la capacité d’avoir des relations sexuelles.
 

Attention !
Lorsqu’on reçoit de la chimiothérapie, le sang et les liquides biologiques, dont les sécrétions vaginales et le sperme, deviennent toxiques temporairement. Cette situation peut durer jusqu’à quatre jours après avoir reçu le médicament (chimio). Ainsi, au cours de cette période, le port du condom est fortement recommandé lors des relations sexuelles.

 

De façon générale, la libido (désir sexuel) est modifiée pendant tout le traitement de chimiothérapie et perdure quelque temps après en raison des différents effets secondaires éprouvés. Toutefois, à la fin du traitement, dès que la personne se sent mieux et que les effets secondaires s’atténuent ou disparaissent, le désir revient généralement à son niveau habituel.

Retenir que la simple présence physique auprès d’une personne recevant de la chimiothérapie ou de la radiothérapie externe n’est pas dangereuse. Il n’y a donc aucun danger à coller et à embrasser une personne qui reçoit de la chimiothérapie ou de la radiothérapie externe.

Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide pour toute inquiétude en lien avec la sexualité. L’équipe de traitement sera en mesure de fournir les informations adéquates ou de recommander un professionnel approprié selon les besoins.


Fertilité

Consulter la section Fertilité : démarches à faire pour la préserver (avant le traitement).
 
L’appareil urinaire comprend deux reins qui filtrent le sang pour en éliminer les déchets par l’urine. Cette dernière, formée dans les reins, traverse deux canaux (les uretères) pour ensuite rejoindre la vessie. L’urine demeurera dans la vessie entre les évacuations (les mictions), puis sera finalement éliminée par le canal de sortie (l’urètre).
 
La destruction des cellules cancéreuses augmente la quantité de déchets qui doivent être filtrés par les reins; il est donc important de leur fournir la quantité de liquide nécessaire pour bien éliminer ce surplus. De plus, certaines chimiothérapies sont dites néphrotoxiques, c’est-à-dire qu’elles peuvent causer du tort aux reins lorsqu’elles sont filtrées.

Conseil utile

  • Boire autant de liquide (eau, jus, soupe, yogourt, lait malté, etc.) que possible, soit environ dix verres (de deux à trois litres) par jour, sauf si l’équipe médicale a indiqué de restreindre l’apport quotidien en liquides (restriction liquidienne).

Incontinence urinaire

Un autre effet secondaire courant est l’incontinence urinaire. Cette dernière est généralement associée à des traitements chirurgicaux ou à la radiothérapie; elle concerne principalement les personnes touchées par les cancers de la prostate et de la vessie. La gestion de cet effet indésirable ne sera pas traitée dans cette rubrique. Cependant, nous vous invitons à cliquer sur le lien suivant pour toute information relative à ce problème : Ne choisissez pas la fuite.
 

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