Témoignages

Laissez-vous toucher par des histoires inspirantes racontées par des personnes proches de notre fondation.
Maurice Gohier


Pour moi, le cancer, c’est une affaire de famille. Nous sommes nombreux à avoir été confrontés à cette maladie. Certains, comme moi, s’en sont sortis et d’autres n’ont malheureusement pas eu cette chance.
 
Il y a quelques années, ma tante et ma cousine, qui ont aussi été touchées par le cancer, ont participé à un voyage caritatif au profit de la Fondation québécoise du cancer. Pendant 10 jours, elles ont marché sur le chemin de Compostelle afin d’amasser des fonds pour soutenir les personnes atteintes de cancer. Elles m’ont parlé de leur expérience et cela m’a interpellé.
 
En 2014, j’ai alors décidé de me joindre à la cohorte de marcheurs de Compostelle en tandem. Je marchais pour ma mère qui venait d’être emportée par un 3e cancer et pour ma belle-sœur qui traversait alors cette épreuve-là. Le fait que ce voyage soit une collecte de fonds me tenait à cœur. Je souhaitais poser un geste concret qui permettrait d’offrir des services de soutien aux personnes touchées par le cancer et à leurs proches.
 
Sur le chemin qui m’a mené de Puy-en-Velay à Conques en France, j’ai pu trouver la paix intérieure. Sur la route, le temps s’arrête. Il n’y a que nous, le moment présent et un chemin à parcourir. Faire Compostelle, c’est faire une sorte de méditation en marchant. Parfois, on se concentre que sur la route, mais notre esprit travaille tout de même. Ce n’est que le soir, lors du partage en groupe, que l’on se rend compte du chemin que l’on a parcouru en soi.
 
Cette année, je repars. Cette fois-ci, je porte dans mon cœur ma belle-sœur qui a perdu son combat contre le cancer et mon père qui souffre d’Alzheimer.  De nouveau, je sollicite des dons pour une cause qui m’est chère.
 
J’ai décidé de partir avant le groupe de Compostelle en tandem avec une ancienne participante afin de parcourir le trajet de l’an passé : celui qui relie Conques à d’Eauzes. Je vais rejoindre le groupe de marcheurs au point de départ à Nogaro et ensemble, nous cheminerons jusqu’à St-Jean-Pied-de-Port. Je ne sais pas encore quelles réponses je vais trouver sur la route, mais je sais que cette expérience me transformera une deuxième fois.
 
Pour en savoir plus sur Compostelle en tandem ou pour faire un don
 
Maurice Gohier

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