Témoignages

Laissez-vous toucher par des histoires inspirantes racontées par des personnes proches de notre fondation.

Chauffeur bénévole depuis janvier 2017 : faire de sa passion une force pour la cause
 

J’ai toujours aimé conduire. Je me sens complètement à l’aise et même plus calme quand je suis dans une voiture. Peut-être que c’est parce que je suis née dans une auto sur le pont Honoré-Mercier? 

Au-delà du fait même de conduire, ce que j’apprécie aussi dans mon rôle de chauffeur bénévole, c’est de pouvoir rencontrer des gens. 

Tout en travaillant à temps plein, j'ai commencé à effectuer du transport dans le cadre des traitements de mon père contre un cancer puis 9 ans après pour mon frère. En les accompagnant à l’hôpital, je transportais également d’autres patients qui en avaient besoin.
 
Puis, quelques temps après, j’ai été contactée par la Fondation québécoise du cancer, mon nom avait sûrement circulé dans les couloirs des hôpitaux que j’avais fréquentés.
 
À ce moment-là, je n’avais jamais entendu parler de la Fondation. Quelle coïncidence que mes fils habitent dans la même rue que l’Hôtellerie de Montréal depuis 25 ans!
 
Je suis bénévole à la Fondation 3 jours par semaine, les lundis, mercredis et vendredis, de 8 h à 16 h.

Mon rôle est de transporter les résidents de l’Hôtellerie de Montréal vers leur centre de traitements, que ça soit au CHUM, au GLEN, à l’Hôpital général juif de Montréal, à l’Hôpital général de Montréal, à l'Hôpital Charles-Le Moyne ou au CISSS de Laval. Je transporte environ 20 voire 30 personnes par jour dans le van de la Fondation. En moyenne, mes trajets me font parcourir 130 km chaque jour dans le Grand Montréal!

Les journées passent à une vitesse folle et sont bien remplies, et pendant les petits moments d’attente, j’en profite pour me plonger dans la lecture de mes livres.
 
Parmi les résidents que je transporte, je revois parfois les mêmes passagers chaque jour pendant des mois, tandis que pour d’autres, nos routes ne se croisent qu’une seule fois. L’atmosphère du van dépend des humeurs et des personnalités de mes passagers. Je ne m’impose jamais lorsque je les conduis. Je discute et je rigole avec certains, je suis silencieuse avec d’autres.
 
J’ai connu des passagers bavards, des passagers émus ou épuisés par leurs traitements. Dans tous les cas, je reste cette oreille attentive à qui ils peuvent se confier. Le fait que j’ai été touchée par le cancer, de par mon père et aussi mon frère, me permet d’avoir une certaine distance sur leurs confidences. J’écoute avec compassion, mais j’ai le recul nécessaire pour ne pas me laisser envahir par les émotions et ainsi pouvoir continuer dans mon rôle de chauffeur.
 
Certains résidents me sont tellement reconnaissants
, qu’ils m’invitent à passer les vacances chez eux et m’offrent des cadeaux –  j’ai  même déjà reçu… des poissons!
 
Mes plus gros défis en tant que chauffeur? Une fois, j’ai conduit une dame qui ne parlait ni français ni anglais, nous avons donc dû redoubler d’ingéniosité pour communiquer à l’aide de signes. Mais j’avoue n’avoir eu aucun incident en 3 ans, ni sur la route, ni avec mes passagers.
 
C’est un véritable plaisir de pouvoir me rendre utile pour une cause si importante à mes yeux.
 
Vous partagez ma passion pour la conduite? La Fondation est à la recherche d’autres chauffeurs bénévoles à Montréal, faites-nous savoir votre intérêt :

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