Témoignages

Laissez-vous toucher par des histoires inspirantes racontées par des personnes proches de notre fondation.
Johanne Philipps

Un demi-marathon, le plus grand exploit de ma vie!

J’ai toujours pris soin de moi, je suis active, je ne fume pas, et pourtant, un beau matin, j’ai découvert une bosse qui allait devenir mon pire cauchemar. Au mois de septembre 2014, j’ai appris que j’avais un cancer du sein.

L’année précédente, j’avais fait, de peine et de misère, le 10 km de la course Oasis Rock 'n' Roll de Montréal et j’avais rencontré une femme en rémission d’un cancer qui avait couru la même distance que moi. Quand j’ai reçu mon diagnostic, j’ai beaucoup pensé à cette femme, et je me suis dit que j’allais continuer à courir, que j’allais m’accrocher et faire comme elle. Et je savais, pour avoir lu sur le sujet, que l’activité physique allait être bénéfique pour moi durant la maladie.

J’ai connu le service de kinésiologie de la Fondation québécoise du cancer en appelant d’abord à sa ligne d’information, car je voulais en apprendre davantage sur mon cancer et savoir ce qui allait m’arriver. Voyant que je m’intéressais à l’activité physique, l’infirmière de la Ligne Info-cancer m’a conseillé de communiquer avec Denis Jolicoeur, le kinésiologue à Montréal. J’ai donc pris rendez-vous avec lui pour voir comment il pourrait m’aider.

Lors de notre première rencontre, Denis a évalué ma condition physique et a développé un programme personnalisé en prévision de mon intervention chirurgicale. Après ma chirurgie, il m’a donné des exercices à faire afin que je retrouve l’amplitude articulaire dans mon bras. Entre-temps, je continuais à courir pour gérer tout le stress de la situation. Ça me faisait beaucoup de bien et le kinésiologue m’encourageait à poursuivre dans cette voie. Une fois ma chirurgie passée, et quand je me suis sentie en pleine possession de mes moyens, j’ai parlé à Denis de mon grand projet : faire le demi-marathon de Montréal en septembre 2015.

Dans le plus grand respect de ce qui m’animait, Denis m’a écoutée et encouragée, tout en calmant un peu mes ardeurs! Il m’a dit qu’on allait d’abord passer au travers de mes traitements et qu’ensuite on allait commencer à s’entraîner pour le demi-marathon. Il avait bien raison, puisque l’hormonothérapie m’a beaucoup épuisée. Même si je faisais beaucoup d’activité physique avant, j’ai dû repartir de zéro. Il m’arrivait de courir une minute et d’être complètement à terre. Cela me décourageait, mais Denis m’a soutenue et motivée tout au long du processus. Il m’a donné de bons conseils, en me disant de ne pas seulement me focaliser sur mon objectif, mais aussi d’avoir du plaisir à m’entraîner, d’apprécier le moment présent.

Malgré de nombreux événements perturbateurs au cours de mes longs mois d’entraînement, j’ai continué à faire mon petit bonhomme de chemin, une étape à la fois, et j’ai finalement réussi à atteindre la ligne d’arrivée en 2 heures, 57 minutes, 54 secondes et 2 centièmes! J’ai réussi mon défi sportif, mais j’ai surtout vécu une grande aventure spirituelle, car j’ai appris à m’écouter et à vivre pleinement chaque instant. Je dois ma victoire en grande partie à Denis Jolicoeur et à la Fondation québécoise du cancer, qui offre son service de kinésiologie gratuitement aux personnes qui ont un cancer. C’est un service extraordinaire qui m’a permis de me sentir mieux, de me rétablir plus rapidement, et de concrétiser mon rêve de faire le demi-marathon!

Pour finir, j’aimerais aussi remercier l’art-thérapeute de la Fondation, Lucie Sarrasin, qui m’a guidée dans mes démarches artistiques et aidée à canaliser mes émotions tout au long de mon épreuve. Sa gentillesse et son écoute m’ont apporté un grand réconfort.

Johanne Philipps

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