Témoignages

Laissez-vous toucher par des histoires inspirantes racontées par des personnes proches de notre fondation.
Jocelyne Cliche

Une chance que ça existe

Dans la vie, j’aide les autres à faire face à des situations difficiles en travaillant comme technicienne en travail social, mais je n’étais pas du tout prête à affronter mon diagnostic de cancer du sein de stade avancé, qui est tombé à l’automne 2011. Même si je me doutais que quelque chose n’allait pas, ce fut le choc. J’étais bouleversée, tout mon univers était chamboulé. Puis après de la chimiothérapie, une chirurgie, des traitements de radiothérapie et l’attente… les médecins ont découvert des métastases, au printemps dernier.

À travers toute cette épreuve, j’ai trouvé un endroit où je me sentais bien, où je pouvais être moi-même et vivre la maladie à ma façon. En fait, j’en ai trouvé deux plutôt qu’un puisque j’ai été hébergée dans deux des Hôtelleries de la Fondation québécoise du cancer, celles de Gatineau et de Montréal.

Vivre avec un cancer, c’est évidemment très dur. Savoir qu’on doit quitter notre chez-soi pour recevoir des traitements, c’est très stressant. Heureusement, je suis arrivée en confiance à la Fondation, pour la première fois en juillet 2012, parce que ma sœur avait déjà été hébergée à l’Hôtellerie de Gatineau et elle n’avait que de bons commentaires. Pendant mon premier séjour de cinq semaines, j’ai même pu être accompagnée par ma fille de 19 ans. Quelle chance de pouvoir être accueillie avec un proche pendant cette période difficile et ne payer qu’un faible montant par jour! C’est tellement rassurant d’avoir accès à un tel endroit.

Pour moi, le plus précieux à la Fondation québécoise du cancer, c’était d’être entourée de gens comme moi. On pouvait parler de la maladie ou de toute autre chose. On pourrait croire que de regrouper des personnes qui ont toutes le cancer ferait en sorte que tout l’accent est mis sur la maladie, mais c’est le contraire. Comme tout le monde vit la même chose, c’est la personnalité de chacun qui ressort. J’ai créé de vrais liens d’amitié durables !

À la Fondation, j’ai participé à presque toutes les activités : les soupers communautaires, les cafés-rencontres, la massothérapie et l’art-thérapie. Ce dernier service m’a fait beaucoup de bien! L’art-thérapie donne l’occasion de s’arrêter, de faire le point, d’être en silence ou d’échanger, toujours dans un environnement très respectueux. Par la création, on s’extériorise plus que par la parole, et ce n’est pas nécessaire d’être un artiste. Le simple choix d’une couleur peut être révélateur et l’art-thérapeute est là pour nous écouter.

Mon expérience m’a permis de voir concrètement à quoi servent les dons. On ne peut pas faire la sourde oreille : le cancer touche près d’une personne sur deux. Tout le monde pourrait avoir besoin, tôt ou tard, du soutien de la Fondation québécoise du cancer.

À tous ceux qui donnent à la Fondation, merci de nous aider…. car c’est à moi et aux personnes atteintes que vous donnez. Vous faites une réelle différence dans nos vies. Ça nous fait tellement de bien de s’y retrouver pendant ces moments difficiles.

Une chance que la Fondation québécoise du cancer existe et que vous êtes derrière elle !

Jocelyne Cliche, 48 ans, de Saint-Mathieu-d’Harricana

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