Témoignages

Laissez-vous toucher par des histoires inspirantes racontées par des personnes proches de notre fondation.
Dolores Chavanelle

À 37 ans, lors d’un auto-examen des seins, j’ai senti quelque chose sous mes doigts. J’en ai parlé à mon médecin de famille qui m’a alors dit de ne pas m’inquiéter. Deux années passent et la bosse est toujours là. Je réussis à obtenir une mammographie, car je sais que cette masse n’est pas normale. Il se passe quelque chose dans mon corps, je le sens. La mammographie, l’échographie et la biopsie me donnent raison. J’ai une tumeur cancéreuse au sein de 5 cm et des métastases au foie, au pancréas et au sternum. J’ai un cancer du sein de grade 3. Plusieurs choses me passent par la tête, notamment les conséquences de ces deux années d’attente.

Malgré tout, j’accepte le diagnostic rapidement, car pour moi, c’était une évidence. Cela a été autrement pour mon conjoint. Il a subi une réelle onde de choc. C’était difficile pour lui de concevoir que j’étais touchée par le cancer. Un bon ami, qui est passé par les mêmes épreuves auparavant, lui a été d’un grand soutien. Celui-ci l’a épaulé à divers moments de la maladie. Cela rassurait mon conjoint de savoir ce qui allait m’arriver.

J’amorce donc des traitements de chimiothérapie à l’hôpital de Trois-Rivières, là où je suis suivie. Après, je subis une mastectomie du sein gauche. Ensuite, je dois suivre des traitements de radiothérapie. Compte tenu de la location des cellules cancéreuses, les traitements ne pourront pas être donnés à Trois-Rivières. L’équipement n’est pas suffisamment précis et les risques pour mon cœur sont élevés. Je dois donc me rendre à l’hôpital Notre-Dame à Montréal chaque jour pendant cinq semaines. Je n’ai jamais conduit dans les rues de cette grande ville! Cela m’effraie un peu.

Je suis dirigée vers l’hôtellerie de la Fondation québécoise du cancer pour bénéficier d’un hébergement sécuritaire et abordable. Voyez-vous, je ne peux pas me permettre de payer une chambre d’hôtel ainsi que tous les frais de subsistance qui y sont reliés pendant cinq semaines alors que j’ai deux enfants et aucune assurance-salaire. En plus de ses impacts physiques et psychologiques, le cancer engendre un poids financier important. Heureusement qu’il y a des ressources disponibles comme les centres d’hébergement de la Fondation. Mon conjoint et ma famille m’ont aussi apporté leur soutien dans ces moments difficiles.

Je quitte donc ma région pour suivre des traitements à Montréal. On m’avait dit que l’hôtellerie était située à proximité de l’hôpital, mais quelle a été ma surprise de découvrir que c’était juste de l’autre côté de la rue! À la Fondation, j’ai été accueillie par des bénévoles et des employés bienveillants. J’ai aussi trouvé un grand réconfort auprès des autres résidants. Nous vivons tous des situations similaires et nous nous épaulons dans l’épreuve.

Je suis très reconnaissante envers la Fondation québécoise du cancer. Grâce à son hébergement à bas prix et à ses services de soutien, j’ai pu minimiser les répercussions de la maladie sur mon quotidien. J’ai pu me concentrer pleinement sur mon bien-être et ma guérison.

Je viens tout juste de terminer mes traitements et j’aborde une nouvelle phase de ma vie. Le cancer m’a légué de nouvelles priorités. Je me concentre sur ce qui est essentiel, c’est-à-dire sur mon bonheur ainsi que celui de ma famille et de mes amis. Je ne vois plus la vie de la même façon, je la savoure!

Dolorès Chavanelle

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