Témoignages

Laissez-vous toucher par des histoires inspirantes racontées par des personnes proches de notre fondation.


« Lorsque mon oncologue m’a dit que je m’embarquais dans un marathon, je n’avais pas compris l’ampleur de la course dans laquelle je m’embarquais.  »


Je suis Caroline Nadeau, 27 ans, maman d’Antoine, 4 ans et je suis présentement en traitement pour la récidive de mon cancer de l’ovaire.
 
J’ai eu l’annonce d’une tumeur borderline des ovaires en mai 2015 et j’ai été opérée en janvier 2016. Je suis donc ménopausée depuis l’âge de 24 ans. Au mois d’août 2018, le diagnostic est tombé à nouveau : mon cancer était revenu et s’était propagé dans tout mon abdomen. De plus, il avait évolué en un cancer de bas grade, stade 3.

Mon oncologue m’avait alors annoncée que je m’embarquais dans un marathon qui serait long et difficile. Cette nouvelle m’a déstabilisée, mais par contre, je n’ai absolument pas focusé sur moi-même, mais plutôt sur mon entourage. Je me suis assurée que mes parents allaient bien malgré le fait que leur fille soit encore malade, que mon frère et ma sœur ne soient pas blessés et surtout que mon fils ne soit pas insécure face à cette nouvelle et qu’il se sente protégé. Je me suis tellement occupée de mes proches que j’ai oublié que dans mon corps, le cancer prenait le dessus. C’était ma vie qui venait encore une fois de changer et qui était en danger.
 
Au moment où j’ai réalisé que je m’oubliais, que je manquais de repères et de force, j’ai compris que je ne pourrais jamais franchir la ligne d’arrivée de mon marathon ainsi. Je me devais de trouver une force intérieure pour commencer mon marathon. J’ai donc demandé à mon père de m’aider à chercher de l’aide.
 
Finalement, c’est lors d’une visite au CHUM où je suis traitée que j’ai rencontré une perle, douce, emphatique et rayonnante. Il s’agit de Laure qui travaille pour la Fondation québécoise du cancer. C’est elle qui m’a parlée de la Fondation et m’a invitée à y faire un tour. Comme je voulais retrouver mon énergie pour entamer mon marathon et que j’avais une résilience plus forte que tout, je suis allée visiter la Fondation.
 
Laure m’y a accueilli avec ses bras grands ouverts et elle m’a présentée à Lucie, l’art-thérapeute de la Fondation. Lucie, une autre perle de la vie, m’a alors parlée de l’atelier d’art-thérapie pour les jeunes adultes touchés par un cancer.
 
J’étais soulagée que la Fondation puisse m’aider à rencontrer ces gens qui ont les mêmes enjeux que moi face à la maladie. Ils sont eux aussi des marathoniens extraordinaires avec des quotidiens peu ordinaires. Lors de nos séances d’art-thérapie, nous sommes simplement des jeunes qui vivons une réalité semblable et peu commune : devoir vivre avec la maladie face à nos proches et, pour quatre d’entre nous, face à nos enfants également. Dans ce groupe on peut simplement se vider le cœur, partager et discuter sans jamais avoir de l’incompréhension ni de jugements. On se comprend, on se supporte, on se soulève et on s’aide énormément. On se permet une pause de notre marathon pour nous aider à mieux repartir. On se fait beaucoup de bien! J’ai compris que ces jeunes deviendraient comme des membres de ma famille.

Lorsque mon oncologue m’a dit que je m’embarquais dans un marathon, je n’avais pas compris l’ampleur de la course dans laquelle je m’embarquais et je n’avais pas compris à quel point le mot « marathon » serait le mot le plus juste pour décrire le chemin vers la guérison.
 
​À la Fondation, j’y ai aussi trouvé les supporters de nos marathons qui sont les employés de la Fondation. Ils sont dévoués, doux, à l’écoute, emphatiques et si humbles.

Parmi mes supporters, il y a vous aussi. Pour moi, vos dons sont plus précieux que vous ne pourrez l’imaginer. Vos dons nous permettent de nous retrouver dans un lieu chaleureux et accueillant pour aller y chercher du réconfort lors d’un massage, de l’énergie lors d’une séance de kinésithérapie, de la légèreté lors d’une séance d’art-thérapie et où les gens peuvent également y trouver un logis doux et familier lors de leurs traitements loin de leur domicile.

Un marathon ça se fait en gang : ça prend un entraineur, des coéquipiers, des supporters et beaucoup d’entraide. À la Fondation québécoise du cancer, on trouve tous ces outils et tous ces gens-là, pour nous aider à se rendre à la ligne d’arrivée de chacun de nos marathons, forts et fiers.

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