Dernière mise à jour : juin 2018

Avant toute chose, nous souhaitons vous informer que ces statistiques sont des estimés basés sur des relevés statistiques de 2010 pour le Québec et 2013 pour le reste du Canada.

Nous vous proposons un résumé de certains faits et statistiques sur le cancer afin de vous éclairer et de vous guider parmi tout ce que l’on peut retrouver sur le sujet.

Le nombre de cas de cancer est en hausse

Au cours des dix dernières années, le nombre de nouveaux cas de cancer a augmenté de 2 % en moyenne par année. Cet accroissement s’explique principalement par le vieillissement et l’accroissement de la population.  

On prévoit qu’au Québec, le nombre de nouveaux cas de cancer bondira d'au moins 35 % au cours des 15 prochaines années. En 2030, 67 000 Québécois recevront un diagnostic de cancer, comparativement à 53 200 en 2017. L'explosion du nombre de cas s'explique essentiellement par la croissance de la population et son vieillissement. Par ailleurs, l’incidence du cancer (actuellement, près d’une personne sur deux) devrait demeurer stable pour la même période. De plus, en 2017, 21 800 personnes ont été emportées par un cancer dans la province, ce qui représente 146 nouveaux cas et 60 morts par jour.

Depuis 2000, le cancer est la première cause de mortalité au Québec, et ce, avant les maladies cardiovasculaires. En moyenne au Québec, toutes les 10 minutes, quelqu’un apprend qu’il est atteint d’un cancer et toutes les 24 minutes, quelqu’un en meurt.

Malgré la hausse du nombre de cas de cancers, le taux de mortalité liée à cette maladie, normalisé avec l’âge, est en baisse depuis l’an 2000. De façon générale, le taux de survie global est passé de 25 % dans les années 1940 à plus de 60 % de nos jours. Ces progrès sont liés aux améliorations dans la pratique du dépistage des cancers, aux avancées dans les traitements et à certains changements dans les habitudes de vie, notamment la réduction de l’usage du tabac. Des mesures comme cesser de fumer, bien manger, faire de l’activité physique et se protéger du soleil peuvent grandement contribuer à réduire le risque de cancer. 

Le cancer au Québec

Au Québec, le cancer de la prostate est le type de cancer le plus souvent diagnostiqué chez les hommes.

En 2017 :
  • On estime que 4 800 hommes ont reçu un diagnostic de cancer de la prostate
  • On estime que 4 400 hommes ont reçu un diagnostic de cancer du poumon
  • On estime que 3 800 hommes ont reçu un diagnostic de cancer colorectal
Au Québec, le cancer du poumon est la principale cause de mortalité par cancer chez les hommes.

En 2017 :
  • On estime que 3 600 hommes sont décédés du cancer du poumon
  • On estime que 1 350 hommes sont décédés du cancer colorectal
  • On estime que 880 hommes sont décédés du cancer de la prostate
Au Québec, le cancer du sein est le plus diagnostiqué chez les femmes.

En 2017 :
  • On estime que 6 500 femmes ont reçu un diagnostic de cancer du sein
  • On estime que 4 300 femmes ont reçu un diagnostic de cancer du poumon
  • On estime que 3 000 femmes ont reçu un diagnostic de cancer colorectal
Au Québec, le cancer du poumon est la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes.

En 2017 :
  • On estime que 3 100 femmes sont décédées du cancer du poumon
  • On estime que 1 300 femmes sont décédées du cancer du sein
  • On estime que 1 200 femmes sont décédées du cancer colorectal

L’utilité et les limites des statistiques

Les statistiques sont des outils conçus pour illustrer des données liées à une population donnée et non pour illustrer la situation particulière d’un individu. Elles peuvent donc servir à :
  • Décrire l’état de santé d’une population
  • Évaluer un test, un traitement, un essai thérapeutique
  • Rechercher et identifier des facteurs étiologiques
  • Évaluer la qualité et le contrôle de certaines pratiques
  • Évaluer et mettre en place le système économique en santé
  • Illustrer la probabilité de la guérison, de la rémission ou de la récidive
Cependant, les statistiques ne peuvent pas être considérées comme une prévision individuelle de guérison, de rémission ou de récidive. Par conséquent, elles ne sont pas des certitudes.
 
On ne peut pas baser les chances de guérison d’un cancer sur les statistiques. Il y a beaucoup de variables à prendre en considération : type de cancer, localisation, stade de la maladie et la réponse aux traitements.

Pour en savoir plus sur différents sujets liés au cancer, nous vous invitons à joindre notre Ligne Info-cancer au 1 800 363-0063.  Une infirmière expérimentée en oncologie peut répondre à toutes vos interrogations et vous offrir l’écoute et le soutien dont vous avez besoin.

Source : Statistiques canadiennes sur le cancer. 2018 En savoir plus

Empruntez gratuitement un ou plusieurs ouvrages sur le sujet en consultant notre répertoire.

Réagissez à cet article

Inscrivez-vous à notre infolettre







 

Articles reliés

Suivi médical

Plusieurs variantes influencent les suivis qui seront effectués une fois les traitements terminés. Lire la suite...

Prendre soin de soi quand on est proche aidant

Lorsqu’on est un proche aidant, il est facile de s'oublier pour s’occuper exclusivement de la personne malade. On s'inquiète de la santé de l'autre sans penser qu'on doit aussi faire attention à la sienne. Vous cumulez plusieurs tâches et responsabilités personnelles, familiales et professionnelles en plus de celles du malade. Lire la suite...

Soutenir un collègue de travail atteint de cancer

Que vous côtoyiez un collègue qui vient de recevoir un diagnostic de cancer, qui continue de travailler pendant ses traitements ou qui effectue un retour au travail, vous vous demandez sûrement comment agir avec cette personne. Lire la suite...

Précautions à prendre quand on a un cancer

Bien que les traitements contre le cancer soient essentiels pour permettre au patient de traverser ce défi de santé, ils entraînent malheureusement un affaiblissement du système immunitaire. Certaines précautions doivent donc être envisagées pour protéger la personne atteinte de cancer. Lire la suite...

Dépistage du cancer

Grâce au dépistage précoce et à de meilleurs moyens d'investigation et de traitements, le taux de survie des Canadiens atteints d'un cancer est de plus de 60 %. À titre de comparaison, dans les années 40, il variait autour de 25 %. Pour certains cancers, la survie est encore plus élevée : 88 % pour le cancer du sein, 97 % pour le cancer du testicule ou 96 % pour celui de la prostate.

Lire la suite...