Quel traitement pour quel cancer?

L’immunothérapie est un secteur de recherche très actif. Il existe plusieurs types de traitements pour un même cancer et pour différents cancers. Il est donc important de ne pas comparer le traitement proposé avec celui proposé à une autre personne car chaque traitement est choisi en fonction des différentes caractéristiques de la cellule cancéreuse. C’est pourquoi l’immunothérapie est considérée comme une médecine de précision ou personnalisée.

En oncologie, toutes les options de traitement, incluant l'immunothérapie, sont discutées au sein d’une équipe multidisciplinaire afin d'offrir le meilleur plan de traitement. La décision finale est discutée avec le patient après lui avoir expliqué les bienfaits attendus de même que les effets indésirables et les risques potentiels.


Administration d'une immunothérapie

L'immunothérapie peut être administrée de différentes manières :
  • Par voie sous-cutanée (S/C) (sous la peau),
  • Par voie intraveineuse (I/V) (dans une veine),
  • Par voie intralésionnelle (directement dans la tumeur), l’interleukine 2,
  • Sous forme de préparation ophtalmique (pour les yeux), l’interféron A,
  • Par voie intra-vésicale (dans la vessie), le BCG.
La majorité des médicaments d’immunothérapie de nouvelle génération sont administrés par voie intraveineuse (I/V) sous forme de perfusion dont la durée varie de 30 à 60 minutes. Ces médicaments seront administrés toutes les deux, trois ou quatre semaines. Plusieurs peuvent être administrés en clinique de chimiothérapie externe. D'autres nécessitent une hospitalisation pour une surveillance accrue. Les traitements se déroulent selon un protocole d'administration préétabli adapté à la condition de la personne à traiter. Le mot cycle est utilisé pour parler d'une séance de traitement à l'intérieur du protocole de traitement. Chaque cycle comprend le temps d'administration de même que la période de récupération. Une immunothérapie peut être donnée comme traitement unique mais elle peut aussi être combinée à une autre immunothérapie ou à d’autres types de traitements comme la chimiothérapie, les thérapies ciblées et la radiothérapie.

L’équipe de traitement en oncologie assure un suivi étroit concernant la tolérance au traitement et la gestion des effets indésirables. Des précautions sont prises pour assurer ce suivi : l’oncologue fait des visites régulières et des examens sanguins sont faits avant chaque traitement pour mesurer divers paramètres comme le taux d’hémoglobine ou de globules blancs. Selon le résultat des prises de sang ou selon les effets indésirables ressentis lors du traitement précédent, le traitement pourrait être retardé. En cas d’intolérance sévère, le traitement peut être arrêté temporairement ou définitivement et remplacé par un autre.

Des examens tels que la tomodensitométrie (TDM, TACO, scanner, IRM) sont régulièrement prescrits en cours de traitement afin de vérifier l’efficacité du traitement ou en fonction des symptômes ou effets indésirables ressentis.

Une rencontre prétraitement est généralement planifiée avec un pharmacien en oncologie. Cet intervenant fera un bilan de la médication courante incluant les produits naturels. Souvent, les produits naturels sont déconseillés lors des traitements contre le cancer, car ils peuvent diminuer l’efficacité du traitement. Le pharmacien donnera au besoin des consignes claires sur ces produits.

Puisqu’il n’existe que très peu d’études concernant l’immunothérapie et la grossesse, ces traitements sont encore incompatibles.

L’utilisation d’une méthode de contraception est fortement recommandée pour tout individu ayant des relations sexuelles, pendant toute la durée du traitement et jusqu’à cinq mois après l’arrêt du traitement. Par ailleurs, l’allaitement est également déconseillé pendant toute la durée des traitements.

Inscrivez-vous à notre infolettre