Le cancer existe encore

Il faudra quelques années encore avant que nous puissions mesurer l’ampleur des impacts de la crise du coronavirus sur la réalité des personnes atteintes d’un cancer au Québec. Et encore une fois, il nous faudra des données. Des données fiables, réalistes, justes. Des données qui donnent un sens, qui apportent de la nuance et qui permettent d’avancer dans la bonne direction.

Mais si vous nous demandez à quoi ressemble notre expérience terrain d’oncologues et celle de plusieurs collègues médecins, nous vous dirons ceci :
                    
Les patients qui étaient déjà en suivi oncologique lorsque la COVID-19 a frappé ont continué d’être suivis, traités et pris en charge. Ils ont pour la plupart apprécié les avantages de la télémédecine. Et ils ont suivi les règles sanitaires plus que quiconque.
 
Les patients qui avaient déjà reçu un diagnostic de cancer n’ont pas été abandonnés. Il était hors de question qu’ils le soient. Ils ont au contraire toujours été priorisés. Mais bien sûr, ils auront ressenti de l’inquiétude, comme nous tous. Peut-être, en effet, un cran de plus.
 
Ceux qui nous inquiètent davantage aujourd’hui sont plutôt tous ceux que nous n’avons pas vus, ceux dont le cancer est non-diagnostiqué, ceux qui n’étaient pas encore pris en charge par le réseau de la santé en mars dernier.
 
Ce que l’on sait pour le moment, c’est qu’il y a eu beaucoup moins de nouveaux diagnostics ces derniers mois que les années précédentes. Et bien que nous aimerions pouvoir nous en réjouir, nous savons que ce n’est pas normal.
 
Mais voilà. Nous en revenons toujours au même problème. Tant que nous n’aurons pas de données, nous serons comme des gens qui cherchent leur chemin dans le noir. Si la COVID-19 nous aura appris une chose, c’est qu’on ne peut prétendre avoir l’heure juste sur un enjeu de santé publique sans chiffres et statistiques à jour. C’est le cas pour le nouveau coronavirus, et ça demeure le cas pour le cancer, l’un des enjeux de santé les plus criants au Québec.
 
La pandémie aura aussi démontré qu’en situation de grande vulnérabilité, nous avons besoin de nous raccrocher à l’essentiel. À la solidarité humaine. À celle des amis, des proches ou des bienveillants inconnus dont vous faites partie. Mais aussi, à des sources d’information fiables, pour pallier les inexactitudes de Dr Google… Voilà pourquoi la Fondation québécoise du cancer est si capitale, car c’est ce qu’elle offre avec ses Services Info-cancer.
 
Que ce soit au bout du fil, grâce à l’oreille attentive d’infirmières expérimentées en oncologie, ou en ligne, via le Centre de documentation ou le nouveau Bottin des ressources; les Québécois atteints d’un cancer ainsi que leurs proches ont accès en tout temps à une source d’information fiable pour éclairer leur cheminement.
 
Bien entendu, ces services essentiels n’existeraient pas sans vos dons. Et en ces temps particulièrement difficiles pour les organismes à but non lucratif et les personnes qu’ils soutiennent, heureusement que la Fondation vous sait à ses côtés.
 

Oui, le cancer existe encore. Ce mal moderne qui touche 1 Québécois sur 2, et qu’on a tendance à oublier. Continuons d’en faire une priorité et donnons-nous les moyens de freiner l’épidémie.

 
D’ici là, grâce à votre appui, la Fondation québécoise du cancer demeure une preuve irréfutable que la solidarité et la bienveillance, elles aussi, existent encore…

 
Dre Guila Delouya
Radio-oncologue au CHUM et membre du CA de la Fondation québécoise du cancer
 
Dr Philippe Sauthier
Gynécologue oncologue au CHUM et membre du CA de la Fondation québécoise du cancer
 

P.-S. – Merci d’avance de votre générosité. Ce sont les dons de personnes comme vous qui rendent les services de la Fondation québécoise du cancer possibles pour nos patients. Et aujourd’hui plus que jamais, ils ont besoin d’une information juste et accessible.