À la fine pointe de l’empathie

Les dernières statistiques canadiennes sur le cancer viennent tout juste de sortir, et je vous écris car je sais déjà que nous aurons besoin de vous…

En effet, plus de personnes que jamais seront touchées par un cancer. Au Québec, on estime que c’est 55 600 Québécois qui auront reçu un diagnostic d’ici la fin de l’année.

On peut le voir comme le résultat combiné du vieillissement et de l’augmentation de la population, mais aussi de notre capacité à diagnostiquer plus tôt de nombreux types de cancers. Il y a donc heureusement de quoi espérer.
 
Mais c’est aussi parce qu’on traite mieux que davantage de personnes guérissent aujourd’hui du cancer ou vivent mieux avec la maladie. En dix ans, la survie globale au cancer est passée de 55 à 63 %.

Pour la radio-oncologue que je suis, ça, c’est formidable. Les techniques d’imagerie sont meilleures. La radiothérapie est de plus en plus ciblée. L’immunothérapie ouvre de nouvelles voies de traitement… 

Et tout le monde y met du sien. Chercheurs, pharmaceutiques, médecins, personnel soignant et de soutien travaillent de concert pour améliorer la qualité de vie et les chances de survie du plus grand nombre. Jusqu’à cette personne de l’entretien ménager qui fait du temps supplémentaire pour être certaine que le patient du samedi matin aura une salle d’examen propre pour l’accueillir.
 
Mais je ne vous le cacherai pas. Ce sera tout de même un parcours difficile pour ceux qui devront entreprendre des traitements contre le cancer. Et ce malgré nos inspirantes avancées technologiques et l’extraordinaire bonne volonté dont je suis témoin au quotidien.
 
Ce sera éprouvant, autant physiquement que mentalement. 

Et c’est précisément là que vous pouvez agir. C’est ici que mes collègues médecins et moi avons besoin de vous pour soutenir notre travail.
 
J’ai l’intime conviction que pour contribuer au succès de ses traitements, une personne doit d’abord y adhérer – être informée, préparée, disposée, rassurée en cours de route – pour se rendre jusqu’au bout et prendre activement part au processus. Et pour ça, je ne pourrais espérer meilleurs alliés que la Fondation québécoise du cancer et vous, qui soutenez généreusement ses services par vos dons.
 
Tous les services de la Fondation, que ce soit les services d’information, d’hébergement, de transport, les thérapies complémentaires ou les groupes de soutien, contribuent à préparer mes patients à ce qu’ils auront à traverser et à alléger un peu leur parcours.
 
Mais si la médecine doit demeurer à la fine pointe de la technologie pour dépister et soigner plus, vite et mieux, la Fondation, elle, doit demeurer à la fine pointe de l’empathie.
 
En étant à l’écoute des besoins des gens, sur le terrain. En innovant avec de nouveaux services. En diversifiant les occasions et les lieux de rencontre pour faciliter l’accès aux services. En offrant un soutien personnalisé en fonction de l’histoire de chacun.
 
Soutenir plus de personnes, croiser leur route plus tôt après l'annonce du diagnostic et mieux les accompagner : voilà ce que votre don à la Fondation québécoise du cancer nous permettra de faire.
 

Au nom de mes patients et de mes collègues, je vous remercie de votre générosité.

Dre Guila Delouya
Radio-oncologue au CHUM et membre du conseil d’administration de la Fondation québécoise du cancer