Face à la demande grandissante, on se rapproche d'encore plus de monde, grâce à vous


Certains se demandent encore s’il est trop tôt pour parler de l’après-COVID. Des incertitudes demeurent... Mais une chose est sûre : nous ne sommes pas dans une situation post-cancer. Ce fléau-là, qui touche 1 personne sur 2 au Québec, est une crise qui est loin d’être terminée.

C’est pourquoi, même après le relâchement de certaines mesures sanitaires, la Fondation demeure un service essentiel. Parce qu’elle est là au moment du diagnostic, pendant les traitements et après l’épreuve. Et qu’elle s’assure de joindre encore plus de personnes, là où elles se trouvent, quand elles en ont le plus besoin.
 
Les oncologues estiment à 16 % la diminution du nombre de tous les diagnostics de cancer par rapport à 2019. Ces chiffres dont on ne peut malheureusement pas se réjouir nous portent à croire que dans le contexte, des gens ont tardé à consulter. Les conséquences du délestage ont déjà commencé à se faire ressentir. De notre côté, on enregistre depuis l’an dernier une demande accrue pour nos services de soutien psychologique : des patients inquiets, mais aussi beaucoup de proches à la recherche de réponses et de soutien.
 
Autre conséquence des mesures sanitaires : bien qu’elle puisse être accompagnée d’un proche pendant son séjour, une seule personne atteinte peut actuellement résider dans nos chambres en occupation double. Or, depuis des mois, toutes nos chambres sont occupées dans trois de nos cinq Hôtelleries (bientôt six!) dispersées à travers le Québec.

Mais vous nous connaissez : à la Fondation, nous faisons tout pour être prêts à répondre « présents » à chacun de ceux et celles qui se tournent vers nous. C’est pourquoi nous avons ajouté trois nouvelles chambres à l’Hôtellerie de la Mauricie à Trois-Rivières. En un temps record, nous avions meubles, draps, air climatisé, tout pour assurer le confort des résidents. Un tel retournement nécessite des fonds. Heureusement, vous étiez là.
 
Car qui ne compte pas, dans son entourage, une ou plusieurs personnes dont la vie est bouleversée par un cancer? Lorsqu’on apprend qu’un proche en est atteint, on ne sait pas toujours comment aider…
 
 

Le témoignage de Monsieur Pruneau, en traitement pour un cancer du poumon

Mon médecin de famille l’a découvert lors d’un rendez-vous de routine : un stade 3, avec un nodule de la grosseur d’une tangerine sur le poumon gauche, trop proche du cœur pour être opérable. Les spécialistes m’ont donc proposé une combinaison de traitements de chimio et de radiothérapie.
 
J’ai fumé pendant 50 ans, alors je ne pouvais pas m’attendre à avoir les poumons roses. C’est certain que ça donne un coup de pied vous savez où… Mais là, je prends ça un jour à la fois, je me concentre sur mes traitements pour arriver au bout avec des bonnes nouvelles. Je mange bien, je bois les smoothies santé que ma fille me prépare et m’apporte à l’Hôtellerie. Je suis chanceux de pouvoir compter sur ma Marie-Pier. Imaginez ceux qui habitent vraiment trop loin… Heureusement, avec tous les services qui sont offerts à l’Hôtellerie, ça aide à ne pas trop ressentir l’éloignement.

Je vais séjourner à l’Hôtellerie de Trois-Rivières pendant environ un mois et demi, pour la durée de mes traitements. Comme j’en ai un tous les jours, ça m’évite la fatigue du voyagement entre l’hôpital et chez moi, dans le bout de Joliette. Ma fille vient me chercher le vendredi et je passe la fin de semaine à la maison, avec ma femme et mes chiens.
 

« Un endroit qui rassure, qui donne confiance »

Ma guitare m’a suivi jusqu’ici. Quand je chante le matin, je suis un peu essoufflé mais ça se replace après deux tounes. Et des fois, ça attire du monde; on se met sous l’érable rouge et je leur joue de mes compositions ou des demandes spéciales. À part ça, j’aime le monde, donc je jase beaucoup avec les autres résidents, on rit pas mal ensemble, on crée des liens qui vont rester. Parce que c’est ça aussi, l’Hôtellerie : des rencontres qui motivent. On s’encourage mais on ne parle pas juste de cancer. Je suis pas pire, là-dedans, faire rire ceux qui vont moins bien. Et puis ça te permet d’oublier tes petits malheurs à toi. Certains ici sont bien plus mal pris que moi…

C’est ce que j’aime le plus, le contact avec le personnel et les autres résidents, c’est vraiment réconfortant. C’est un endroit qui rassure, qui donne confiance et qui te permet de te reposer et de te concentrer sur tes traitements. Je me compte chanceux de pouvoir séjourner près de là où on me traite.
 
Merci à tous ceux qui donnent à la Fondation. Vous ne m’apportez pas des smoothies préparés avec amour, mais votre présence, on la ressent partout. 
 
— Roch Pruneau, 66 ans, Notre-Dame-des-Prairies


En faisant un don dès aujourd’hui, vous nous aidez à adoucir le quotidien de personnes comme Monsieur Pruneau et à faire en sorte que les plus beaux côtés de la vie soient préservés pour mieux faire face à la maladie.
 


Peut-être le saviez-vous ?

Une sixième Hôtellerie ouvre ses portes à Québec dans les prochaines semaines! Ce sera la plus grande de notre réseau, avec ses 81 lits.
 
Nous profitons d’ailleurs de l’occasion pour souligner que, depuis 2018, nous maintenons un tarif de 30 $ par jour pour nos services d’hébergement, incluant les repas et parfois le transport du résident.
 
Si nous y parvenons, c’est parce que nous bénéficions du soutien et de la générosité de personnes solidaires comme vous.
 
Pour être toujours plus présents à la grandeur du Québec, vos dons sont essentiels.