​En cette période prébudgétaire, la Fondation québécoise du cancer réitère son appui à la campagne « 15 semaines pour guérir, ce n’est pas assez! » et prie le gouvernement fédéral de faire passer la durée des prestations de maladie de l’assurance-emploi (AE) de 15 à au moins 50 semaines.

Depuis sa création, la Fondation québécoise du cancer s’est toujours levée pour protéger les droits des personnes atteintes de cancer. Aujourd’hui encore, elle agit concrètement pour le bien-être des Québécois atteints de cancer en appuyant l’initiative de Marie-Hélène Dubé, instigatrice de la campagne « 15 semaines pour guérir, ce n’est pas assez! ».
 
En un peu plus de 40 ans d’existence, la Fondation québécoise du cancer est venue en aide à plus d’un demi-million de Québécois et elle est le seul organisme du Québec à aider tous ceux qui font face au cancer, peu importe le type ou le stade. C’est en connaissance de cause qu’elle préconise ainsi la prolongation des prestations de maladie de l’AE de 15 à au moins 50 semaines.
 
« Dans de nombreux pays comme en France[i], en Australie[ii] ou encore en Afrique du Sud[iii], on offre plus de 50 semaines d’indemnité. En Suède[iv], dès qu’un salarié subit une perte de 25 % du revenu, il n’y a pas de limites en ce qui concerne la durée des prestations. C’est entièrement justifié, déclare Marco Décelles, directeur général de la Fondation québécoise du cancer. Les Québécois atteints de cancer sont confrontés à des défis qui sont non seulement médicaux, mais aussi financiers. La Fondation québécoise du cancer a pour mission de les soutenir, car personne ne devrait être obligé de choisir entre sa santé physique ou financière. »
 
Lorsque les Québécois sont confrontés au cancer, leur lutte n’est pas que médicale, mais aussi financière. Outre une baisse de revenus, les Québécois atteints d’un cancer doivent aussi composer avec une augmentation de leurs dépenses, par exemple les médicaments, les déplacements pour raisons médicales, le stationnement et les frais des soins à domicile.
 

« En 2021, pourrait-on enfin alléger le fardeau sur les épaules des Québécois touchés par une maladie aussi grave que le cancer ? » se questionne M. Décelles.

 

Marie-Hélène Dubé, un combat mené sans relâche depuis plus de 10 ans 

Après avoir subi trois cancers en quelques années, la jeune femme a décidé de mobiliser les Québécois pour inciter le gouvernement fédéral à bonifier l’assurance-emploi de 15 semaines à près d’un an en cas de maladie grave. À quelques semaines du dépôt budgétaire, Madame Dubé implore les Québécois d’écrire aux élus :
 
« La période prébudgétaire est LA période cruciale en ce qui a trait à la modification des 15 semaines de prestations de maladie inchangées depuis 1971! affirme-t-elle. Depuis le moment où j’ai démarré cette campagne en 2009, j’ai amassé plus de 618 000 signatures afin de faire modifier cette loi, contribué à ce que plus de 11 projets de loi soient déposés à ce jour demandant 50 semaines, et consacré plus de 11 années de ma vie à faire progresser cet enjeu capital. Les Québécois doivent pouvoir se soigner dans la dignité et non dans la médiocrité. » 
 
Près de neuf Canadiens sur dix souhaitent la prolongation des prestations de maladie de l’assurance-emploi.
 

 


RÉFÉRENCES
[i]  En France, on offre 360 journées pouvant être réparties sur 3 ans : https://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_france1.html
[ii] En Australie, on offre 2 ans de prestations : https://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_australie.html#mmi
[iii] En Afrique du Sud, on offre 52 semaines de prestations : https://www.ssa.gov/policy/docs/progdesc/ssptw/2002-2003/africa/southafrica.pdf
[iv] En Suède, il n’y a pas de limites de prestations : https://www.cleiss.fr/docs/regimes/regime_suede-salaries.html#maladie

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