Il existe trois grands types de cancers de la peau :
  • Le carcinome basocellulaire est le plus fréquent et le moins dangereux. Il faut tout de même le traiter rapidement pour éviter qu’il se propage. Il apparaît le plus souvent sur le visage et le cou, sous l’aspect d’une petite bosse ferme et rosée, d’une lésion qui guérit puis réapparaît ou d’une petite plaque sèche rougeâtre.
  • Le carcinome spino-cellulaire est le 2e plus fréquent et se propage plus rapidement que le premier mentionné. Il prendra la forme d’un nodule épais, croûté et rougeâtre, de bosses sur le cuir chevelu ou ressemblera à des verrues.
  • Le mélanome malin est le moins courant, mais le plus sérieux. Dépisté rapidement, il peut être guéri dans plus de 90 % des cas. Cependant, s’il n’est pas traité, il peut se propager dans les couches plus profondes de la peau, allant jusqu’à atteindre les systèmes sanguin ou lymphatique, causant alors un décès. Pour le détecter, il faut appliquer la règle de l’ABCDE en surveillant tout changement à un grain de beauté au niveau de l’asymétrie, de la bordure, de la couleur, du diamètre (supérieur à 6 mm ou ¼ de pouce), et de l’évolution.
La clé dans le traitement de tous ces cancers est la détection précoce.

L’Association des dermatologistes du Québec s’est prononcée à l'unanimité, en faveur du dépistage des cancers cutanés et en particulier du mélanome. 

Le dépistage du cancer de la peau s’effectue par un médecin omnipraticien ou médecin de famille lors de l’examen périodique. Il consiste en un examen cutané visuel. Le médecin portera une attention particulière au dos des hommes de 50 ans et plus et aux membres inférieurs des femmes puisque ce sont à ces endroits que les mélanomes se retrouvent le plus souvent.

Ce  dépistage est particulièrement indiqué chez les personnes  suivantes :
  • Les personnes  blondes ou rousses, aux yeux bleus, ou avec des taches de rousseur
  • Les personnes qui ont une histoire personnelle ou familiale de mélanome et/ou de carcinomes cutanés
  • Les personnes qui ont des évidences de dommages causés par l’exposition au soleil ou qui ont eu des coups de soleil en bas âge
  • Les personnes  qui ont plusieurs naevi
  • Les personnes  immunosupprimées (ex. : greffés d'organes)
  • Les personnes qui fréquentent ou ont fréquenté les salons de bronzage et celles  qui ont eu des traitements de photothérapie
Vous pouvez aussi examiner votre peau une fois par mois en utilisant cet outil simple et pratique développé par l’Association canadienne de dermatologie.

Bien sûr, pour prévenir tout cancer de la peau, l’idéal est de profiter du soleil avec modération et précautions. Il est recommandé d’utiliser une protection solaire comportant un FPS de 30 et plus et de bien suivre les indications sur le produit afin de favoriser une utilisation optimale.

Sources :
  • Association canadienne de dermatologie
  • Capital Santé, vol. 6, no 8, juin 2004, p. 19
  • Le Collège des médecins de familles du Canada. Le cancer de la peau : pour protéger votre peau des effets nuisibles du soleil. 1997

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